‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 158 sur 309 · De aJmiramla Coloniie magiiilmUne. Colonne, 1645. In · texte numérisé non relu

De aJmiramla Coloniie magiiilmUne. Colonne, 1645. In

87G LIVHE SECOND.

liale (le Hirschau, bâtie en 837, décrite par Jean Trithème' -, la cathédrale de Mayence, commencée en 978, et l'église Sainte-Geneviève à Cologne sont ornées de tours.

C'est l'emploi des cloches et la nécessité de leur conservation qui ont donné naissance au système des tours adaptées aux églises. Leur dénomination, pendant le moyen âge, semble confirmer cette conjecture : On les appelait turres, cavipanarium ou campanile : ces mots sont synonymes -.

Les tours sont antérieures aux minarets arabes qui ornent les mosquées. La tour a été créée par nécessité et non par le caprice ou le goût des architectes. On trouve souvent, et plus parlicnlièrcnieni en Italie, des tours isolées des églises, ce qui semble prouver un but d'utilité el non une exigence esthétique. 11 parait qu'il n'y avait qu'une seule tour dans les plus anciennes églises. A Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle il y en a déjà deux. On a peut-êfre encore attaché quelque signification mystique à la tour chrétienne. Peut-être aussi l'emploi des tours est-il dû à la nécessité de se défendre contre les barbares. On les utilisa en second lieu pour y placer les cloches.

Les Grecs et les Romains n'ont point fait usage des tours pour leurs monuments sacrés. Ils les ont employées dans leur architect^ire militaire. Leurs forts ou citadelles étaient nommés de la tour qu'on y voyait. TT'jpyoi, bunii : de là en allemand hunj, en français bourg. Il est probable que la tour du moyen âge a été imitée de celle des constructions romaines ; car pendant le moyen âge, la plupart des églises étaient aussi en quelque sorte des places fortes. La situation élevée des églises, leur construction en pierre, la subsiiiuiiou de beaucoup d'entre elles à des temples et à des forts romains, sont des causes qui peuvent faire présumer leur origine antique et surtout romaine. Mais les chrétiens ont développé d'une manière particulière, et qui leur est propre, le système des tours, soit dans la forme, soit dans leur situation et leur nombre. La forme antique était carrée, octogone, ornée d'un socle ou base ; les faces étaient lisses et non interrompues, couronnées de créneaux, et

1. Cliroiiicon i}to}iaslerii llirmwjiensis. Bàle, ]5ô9. In-ful.

2. Turris ecclesi,ie, in qu.i cimpanae pendent, campanaria turris. Du Cange, Glossnr. — In ejus quoque fronte propc valvas eeclesiîe de qiiadratis et niasiniis saxis mirificain aiceni, quae vuljo campanarimn nuiieupatiir, eicxit. Léo Ost, lib. m.

Les Grecs des bas temps ont aussi le mot xaîiTavâpiov. Anonymus df I.ocis sanctiSj p. 8. — Turris, campanarium. Glossar. vian.. t. VI, p. 689. — Ecclesiam, ex lapidibus struxit, turremque sujier eam «■dilioavit, et lampadas feeit ea pendere. Virac. sancli Columbaui, c. ii.

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