L'ORNEMENTATION
apparaître aux églises noiivellos ces riches portails, comme ceux de Notre- Dame de Paris, de Notre-Dame de Reims, de Notre-Dame d'Amiens, de Notre-Dame de Strasbourg, de Notre-Dame et de. Saint- Jean -des- Vignes de Soissons, etc. I/teil se perd dans le nombre, la variété et la profusion de leurs détails. Le nombre et les dimensions trop fortes des faces nues devaient disparaître de l'architecture du \uv' siècle. Les surfaces qui avaient à recevoir la figuration de sujets offerts comme exemples au peuple devaient s'agrandir, l'accompagnement architectural se métamorphoser et tendre vers le ciel, en .se débarrassant de la ligne horizontale, qui, reste d'un souvenir de l'architecture de l'antiquité, s'aperçoit encore d'une manière assez prononcée dans le style à plein cintre. Cet accompagnement devait prendre une direction ascendante. Au xiu" siècle la ligne perpendiculaire triomphe surja ligne horizontale.
A partir du xhi"" siècle, la sculpture, l'ornementation des monuments commencèrent 'à porter un caractère nouveau et national , repoussant tout 'ce qui est étranger. On ne voit plus la plante grasse régner seule dans les chapiteaux à feuillage, dans les frises et les corniches. La nature occidentale entre entièrement dans la sculpture d'ornement. La végétation de nos prés et de nos forêts sert de modèle. Mais comme l'art du xni'' siècle est basé sur les éléments qu'on aperçoit dans la nature, sur des éléments géométriques qu'on découvre aussi dans la formation des minéraux et l'agrégation de leurs surfaces, dans la formation également des plantes, dans la disposition de leurs feuilles, de leurs semences et de leurs fleurs, les plantes furent employées d'une manière géométrique et régulière. Leur forme fut disposée selon le cercle, le carré, le triangle et selon divers autres polygones.
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Le cercle est la figure par excellence employée dans l'architecture du xni° siècle. Il était divisé en quatre parties égales par un diamètre horizontal et un diamètre perpendiculaire, qui formaient quatre angles droits, de chacun 90 degrés. La circonférence se trouvait par conséquent partagée en 360 parties égales. Le nonibre 360 se divise
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facilement par 3, h, 6, 8, 10, 12, etc. De là les subdivisions en 3, /|, 6, 8, 10 et 12; en 3, 4, G, 8 lobes.
On rencontre cependant aussi cincf lobes dans les roses à comparliments , au xni'" siècle surtout. Le pentagone qui leur sert de charpente rappelle le pentalpha, le polygone à cinq pans, qui signifiait la santé chez les pythagoriciens. Le nombre 7 semble n'avoir jamais été employé pour les compartimenls des roses. Comme diviseur, ce nombre n'a aucun rapport avec le dividende 360.
Les ornemenls à Heurs et à quatre feuilles sont généralement formés des (leurs de plantes crucifères, dont on pourra voir la variété dans la quinzième classe de Linné. La disposition de leurs feuilles donne des angles de 90 degrés.
iSi M.
347 . — Plan du vez-dc-chaussèe de rt'glise Saint -Leu d'Kssercnt.
348 — ritm au niveau des galeries de l'église Saiut-Leu d'I-Isserent.
Parmi les églises de la transition avancée, il faut rangej celle de
Saint-Leu-d'Esserenl. caiilmi de Cicil, arrondisscmcnl de Sonlis (Oise).'
SAINÏ-LEU D'ESSERENT. 9()5
Elle est de l'uraiL' oblonsue , sans croix et toi'ininéo circulaircmeiit à