Plan tic r<5glise de Hœchst
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B.ise des colonnes.
Imposte des ])ilastres. Cordon int^.
reiir Conrad II. Cette église était nw^' basilique à trois nefs avec plafond plat, de 81 mètres hors (euvi'c de longueur, de 28'" 85 de largeur et de 23"" 50 d'élévation. La nef est formée de chaque côté par dix colonnes reliées par des arcades à plein cintre. A l'orii'iil de la nef se trouve un transsept de 39"" 85 de longueur; sur le mur oriental de ce transsept existe de chaque côté du chœur, qui .se termine carrément, une chapelle circulaire, et sous le chceur il y a une vaste crypte. Le fût tles colonnes de la nef a 6 mèlres de hauteur, 0"' 87 de
CHAPELLE DE SCIl W'A RZ- li H E 1 N DO RF. 993
diamètre inférieur et (i'^12 de diamètre au sommet; elles sont couronnées du chapiteau cubique, et leurs bases, très-élégantes, sont atliques. La largeur de la nef principale est de 12" 08 d'une colonne à l'autre. La seconde basilique rhénane à colonnes est l'église Saint- Georges de Cologne, fondée en lOôfi ou 1067. .Mais ce monument est d'un caractère barbare et primitif; ses colonnes sont lourdes, massives, leurs chapiteaux cubiques sont grossiers. La petite église de Saint- Justin, à Hœchst sur le tMein, est la troisième et dernière basilique à colonnes des bords du Rhin. La partie primitive de ce monnment, indiquée en teinte foncée sur notre plan, a 26" 50 de longueur; la largeur de la nef d'axe en axe des colonnes est de 6" 10 , sa hau- • teur de 10" 60. Tous les chapiteaux de la nef témoignent d'une imitation de l'ordre corinthien , mais barbare et maladroite ; leur tailloir est en chanfrein et- orné de feuilles ou cannelures; il n'est point encore composé de moulures horizontales, ainsi que cela eut lieu dans la suite. Quant à la basilique avec alternance de piliers et de colonnes, on n'en trouve dans les contrées rhénanes qu'un seul exemple, Saint- Wilibrord à Echternach. Dans la nef de cette église, les piliers sont joints par un arc à plein cintre, lequel couronne les deux arcs^de même forme qui partent de la colonne isolée pour rejoindre les piliers, disposition de trois arcs ayant de la ressemblance avec celle de la galerie de Saint-Remi de Reims'.
L'art de voûter était restreint jusqu'alors à la coupole circulaire ou polygonale. Il y en avait bon nombre d'exemples dans les édifices carlovingiens. A iNotre-Dame d'Aix-la-Cliapelle existait au centre la coupole, et dans le bas côté on voyait la voûte en berceau. Il était tout naturel qu'il arrivât un moment où la voûte en berceau fût appliquée aux nefs , ainsi que la voûte d'arête , dont les monuments romains offraient de nombreux exemples. Nous avons déjà parlé des cathédrales de Mayence , de Spire , de Worms, et de l'église de Laach , monuments dont les espaces sont voûtés.
Les églises de Sainte-Lrsule, de Sainte-Marie-du-Capitole, de Saint- Martin-le-Grand et des Saints -Apôtres à Cologne, ont leurs collatéraux voûtés. Dans la même ville existe une basilique voûtée, celle de Saint- Maurice, élevée peu avant l'année 114i. Cette église se compose de trois nefs, terminées à l'orient par autant d'absides; il n'y existe point de franssept. La coupole de la petite chapelle de Schwarz-Rheindorf , dont nous avons déjà parlé, mérite une attention particulière. Cette