‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 227 sur 309 · Moyen àfje Monumcnlat et Arclicolofjitjue · texte numérisé non relu

Moyen àfje Monumcnlat et Arclicolofjitjue

SAIiST-MICIIKL l)K ZWOLL. 1043

en brique, comme tontes les autres églises de ces conirées;i'église de Sninte-Walburge d'Arnlieim est de l'année 1328, et Saint-Barthélemi de Deift lui est à peu pr^s contemporaine. Saint-Nicolas de Kampen, de l'année 1369, est un édifice en pierre et à cinq nefs; Saint-Jean de Herzogenbusch est un grand mniuinient à cinq nefs, aveî transsept et chœur oblong, orné de sept ci]apclles rayonnantes, et tout à fait dans le style des grandes cathédrales f'-ançaises. Mais la plus grande partie de cet édifice a subi une restauration complète après un incendie arrivé en 1/)19. On pense que le chœur et le transsept ne furent terminés qu'en l/i92 : la partie occidentale n'a été commencée qu'en 1497, et l'on nomme Alart Duhamel comme ayant conduit les travaux. Notre-Dame de Dordrecht, grande et belle église dans un style sévère et simple, a des colonnes ornées de chapiteaux à Teuillages. Il est à remarquer que les murs qui séparent d'ordinaire les chapelles du chœur sont remplacés là par des colonnes, disposition qui les fait communiquer entre elles. On pense que cet édifice date du commencement du XIV"" siècle. L'église Saint-Laurent de Rotterdam , bâtie en 1/)12 ou 1449 jusqu'à U72, ressemble à Notre-Dame de Dordrecht. Sainte- Marie d'Amsterdam, avec un chœur à cinq nefs, chapelles rayonnantes et bas côtés, commencée en 1408 et terminée après 1470 , est bâtie en pierre. Saint-Étienne de Nimègue a un chœur bâti en pierre et en brique, avec des chapelles rayonnantes. Ses formes se rapprochent de celles qui étaient en usage au xv*' siècle; le transsept est à trois nefs. Noire-Dame de Bréda, dont le chœur fut consacré en 1410 et qui est terminé à cinq faces, a reçu dans la suite l'addition d'un collatéral ; la nef, formée de colonnes, a des voûtes dont les nervures descendent sans interruption jusqu'au-dessus <ies chapiteaux du rez-de-chaussée : cette nef a un triforium dans toute la largeur des travées sur lequel s'élèvent les fenêtres de la claire-voie. Les meneaux de ces fenêtres sont du style flamboyant et appartiennent par conséquent à la fin du xv« siècle. En 1468, on travaillait encore à la tour, et enfin au pourtour du chœur on remarque des détails de la Renaissance. Dans le courant du xV siècle furent élevées les églises Saint-Bavon de Haarlem et Saint-Pierre de Leyde. Sainte-Ursule de Delft, dont la nef était en œuvre depuis 1412, le chœur depuis 1453, ne fut consacrée qu'en 1476.

Au nombre des églises dont les voûtes des nefs et des collatéraux ont une égale hauteur ou un même niveau, est Saint-Michel de Zwoll, de 14 06 à 1 446 ; les nefs de Saint-Martin de Groningue; l'église Saint-

inf,6 LIVRE SECOND.

Jacques, Sainl-Mcolas et Sainte-Gertriide d'Utreclit; l'église catlinliqiie deZutphen et la Nieuwezijs-Kapel d'Amsterdam. Quant à cette même catégorie d'églises avec colonnes, il faut nommer iSotre-Dame de Kampen, postérieure à l'année 1369; la partie orientale de Saint- Georges d'Mnersfort , après 1?|30; Saint-Martin de Bolsward, postérieur à IWC Parmi les églises voûtées en bois sont les suivantes : Saint-Mcolas d'Amsterdam; Saint-Jean de Hoorn (chœur postérieur à l/i05, nef de 1429), incendiée en 1838; Saint-Jean de Schiedam ; Saint-Martin de Franeker; Saint-Jacques de La Haye, de l/|3/(, et Saint- Laurent de Weesp, consacrée en 1/|62.

ANGLETERRE

BIBLIOGRAPHIE

EvELTN', J. — Account of Architects and Architecture. London , 1664. 3' édition,

16fl7.

Wakton, Th. . — Ohservations on the Fairy Queen of Spencer. London, 1762. In-8,

voU II, p. 184.

Bestham, James. — History of the Catliodral Church of Ely. Cambridge, 1771.

1 vol. in-4, v' section.

Grose, Fr. — The Antiquities of England. I.ondon, 1773. 4 vol. in-4. Carter, J. — The ancient Architecture of England. London, 1794. En deux parties. MiLNERj John. — History civil and ecclesiastioal, and Survey of the Antiquities of

Winchester. London, 1798. 2 vol. in-4.

KiNG, Edward. — Munimenta Antiqua : or, Observations on ancient Castles; includin;^

Reraarks on the whole Progress of Architei-ture , ecclesiastical as well as military,

of Great-Britain. 1799 à 1806. 4 vol. in-fol. Britton, j. — Architectural Antiquities of Great-Britain. London, 1805 à 1835.

5 vol. in-4.

Dallawat, James. — Observations on English Architecture. London, 1806, l vol.

in-8.

MiLXER, John. — A Treatise on the Ecclesiastical Architecture of England during

the .Middle Ages. London, 1811. 1 vol. in-8, 3' édition, 1835. Hall, J. — Essay on the Origin, History and Principles of Gothic Architecture.

London, 1813. 1 vol. in-4. Haggitt, j. — Two Letters to a Fellow of the Society of Antiquaries on the subject

of Gothic Architecture. Cambridge, 1813, In-8. RiCKMAN, Th. — An attempt to discrirainate the styles of Architecture in England,

from the Conquest to the Reforraation. London, 1817. 1 vol. in-8. Cinquième

édition. 1848.

10/t8 LIVRE SECOND.

DcGDALE, W. — Monasticon Anglicanum ; a History of the Abbeys and other Monas-

teries, Hospitals, Friaries and Cathedral and Collégiale churches, etc., in Ens;-

land and Wales. London, 1817-1830. 6 vol. in-fol. Gdnn, \V. — An Inquiry into the Orisin and Influence of Gothic Architecture.

London, 1819. 1 vol. in-8.

RiCKMAN, Th. — An Essay on Gothic Architecture. Liverpool, 18:i5. In-8. BoiD, Edward. — A codcise History and Analysis of the principal Styles of Architecture , to which is added a Sketch pf the Architecture of England down to the

présent times, London, 1829. 1 vol. m-8, 2' édition, 1835. BtoXAM, Matthew Holbeche. — The Principles of Gothic Ecclesiastical Architecture elucidated by question and answer. London, 1829. 1 vol. in-8. 9' édition.

Dai.laway, J. — A Séries of Discourses upon Architecture in England from the

Norman ^Era to the close of the rtign of queen Elizabeth, with an .Appendi.x of

Notes and Illustrations, and an historical Account of Jlaster and Free Masons.

London, 1833. ] vol. in-8.

Bkitton, John. — Chronological History and graphie Illustrations of Christian Ar-

chitectuie in England, embracing a crilical Inquiry into the Rise, Progress and

Perfection of this Spccies of Architecture. London, 1835. 1 vol. in-4 , avec

planches.

CoNEr, J. — Ecclesiastical and Monastic Architecture of tlie Middle Ages in England.

London, 1839-1842, in-fol.

WiNKLES, B., Garland, R., and Moule, Th. — Architectural and Pictnresque

Illustrations of the Cathedral Churches of England and Wales. London, 1836--

1842. 3 vol. grand in-8.

The EccLEsiOLOGiST. London, Cambridge, 1841. Grand iu-8. Petit, ,I. L. — Church Arcliitecture. London, 1841. 2 vol. in-8, Gwii.T, J. — .4n EncyclopiEdia of Architecture. London, 1842. 1854,3» édition. In-8. WiLLis, R. — The Architectural History of Canterbury Cathedral. London, 1845.

1 vol. in-8.

Neai.e, j. m. — Hierologus, or the Church Tourists. London, 1851. In-12. Pétrie, G. — The Ecclesiastical Architecture of Ireland, anterior to the .\ngIo-

Norman invasion, comprising an Essay on the Origin and Uses of tiie round towers

of Ireland. Dublin, 1845. 1 vol. in-4.

PooLE, G. A. — A History of Ecclesiastical Architecture in England. London, 1848.

1 vol. in-8.

BiLLiNGS, R. W., and BuiiN, AV. — The Baronial and- Ecclesiastical ,\ntiquitics of

Scotland. Edinlmrgh and London, 1848. 4 vol. in-4. Sharpe, Ed. — The Sevcn Periocls of English Architecture. London, 1851. 1 vol.

Parker, J. H. — The Medi;eval Architecture of Chester. Chesttr, 1858. 1 vol.

in-8.

Parker, J. H. — Intnidnition to the Study of Gothic Architecture. Oxford and

London, I81II.

ANGLETERRE

COSSIDKRATIONS GKNERALES.

Les recherches scrupuleuses de la science moderne montrent qu'avant l'arrivée des races indo-caucasiques dans le nord-ouest de l'Europe, il s'y trouvait déjà une certaine race d"hommes. Cette race était d'origine tatare : elle est caractérisée par le nom de premier âge ou âge de pierre. Pendant cet âge, les armes et les ustensiles étaient fabriqués en silex, polis et aiguisés. Du temps de César, il y avait encore des Bretons qui se tatouaient', et Hérodien rapporte qu'ils se peignaient le corps (qu'ils se tatouaient) de peintures de couleurs variées et d"animaux de tous genres-. Le tatouage remonte à une haute antiquité et ne disparaît qu'avec la civilisation qui resta longtemps en arrière dans les contrées dont nous nous occupons. Les plus anciens habitants de la Grande-Bretagne appartenaient donc vraisemblablement aux races tatares qui visiiùrent cette île. Les Tatars qui, sous le nom d'Ibères, ont peuplé primitivement l'ouest de l'Europe, étaient arrivés en Espagne par la Méditerranée, et Varron ^ dit que les Espagnes ont été peuplées par des Ibères, des Perses, des Phéniciens , des Celtes et des Carthaginois. A l'âge de pierre succéda l'âge de bronze amené par les Celtes. Quand les Celtes envahirent ces îles, la population tatare qui ne fut pas exterminée resta esclave des vainqueurs ou se retira dans les forêts et les montagnes, et finit par disparaître. Son souvenir s'est cependant conservé dans le nom d'une

1. César, Guerre des Gaules, I. V, cil. xiv. — Pline, Histoire nnlurelle. 1. XXII. c. I.

Page 1