Forchhammcr, Bull. 1839. p
sur de vastes terrasses. Les fréquentes constructions massives de soutènement étaient commandées par la nature du sommet des montagnes que les Étrusques choisissaient pour l'établissement de leurs temples. 11 fallait une terrasse pour obtenir une surface unie. La terrasse sacrée, attribuée à l'antique Suna, dans le pays des Sabins (aujourd'hui Colle Viati et \'ilk'tta), est à trois gradins. Celledu temple de Signia offre égaU^neiit trois gradins artificiels. La grande terrasse carrée auprès de Civitella, non loin d'Olévano, n'a trois gradins que du côté escarpé du rocher; du côté accessible, elle n'en a (jn'un. 11 en est de même de la terrasse sacrée d'Albe. Un mur de soutènement appartenant à l'antique Aurunca, situé sur l'étroite crête de la Serra, au-dessus de Sessa, n'offre que deux gradins de tous côtés. Ces terrasses étaient souvent destinées à deux sanctuaires, comme dans l'ancienne Norba et à Albe.
L'aire du temple de Jupiter Capitolin à Rome était une de ces grandes plates^formes ou terrasses. Elle avait à peu près 136 mètres en tous sens. C'était une œuvre qui, ainsi que les cloaques de Tarquin, justifiaient l'admiration de la postérité. Dans la mas.se s'étendaient les favisfsœ, cellœ et citernœ destinées à la conservation des ustensiles sacrés. C'étaient, sans doute, les fosses et les galeries oblongues creusées verticalement et horizontalement dans le roc, telles qu'on les voit encore aujourd'hui. Une galerie principale s'étendait sous le temple lui-même : elle commençait au mur oriental de la cella et elle était taillée dans le roc. Elle correspondait probablement avec une autre galerie souterraine qui débouchait sur le côté occidental de la plate-forme, et qui se bifurque en deux autres galeries, dont l'une se prolonge vers l'ouest, et l'autre vers le nord. La première de ces deux galeries communique avec le sommet du mont au moyen d'un puits profond, dont l'orilice se trouve dans le jardin du palais Caffarelli.
Ces hautes murailles, qui ciicousuivaient la montagne dans tout son pourtour, devaient donner au temple quelque chose de l'aspect d'une forteresse, d'autant plus que ces murailles s'élevaient sans doute encore au-dessus de la plate-forme, flanquée peut-être de plusieurs tours, quoique cela .soit très-incertain.
La terrasse du célèbre Dianium ou temple de Diane de l'.Mgide montre surtout ces enceintes fortifiées. 11 était situé sur l'extrémité nord-est de la crête de la chaîne ipii s'étendait dans une direction sud-est vers les montagnes du pays des Volsques. Là on trouve deux murs d'enceinte, placés l'un au-dessus de l'autre. Le premier se