Pétri de Vineis Epistola?, III
2. Duc de Luynes, Recherches, etc., pi. 17, 18. — 3. Scliulz, pi. 29, 30.
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il subsiste la masse, grand octogone de /i2 mètres de diamètre hors œuvre, flanquée à chaque angle d'une tour pohgonale. Le tout est parfaitement construit en pierre de taille. 11 y avait dans ce palais des voûtes à tiers-point avec un mélange d'ornementation romane et gothique, mais plus arabe que septentrionale. 11 ne reste rien de son palais de Fondi, du pont, des tours et du musée de Capoue, dont les projets furent dessinés par l'Empereur lui-même. 11 fit restaurer les villes qui avaient souffert des guerres, au nombre desquelles sont Altamura, Aquila, Alitea, Montelcone, Alcamo, Terranova, Capoue el Gaëte. Païenne, où l'Empei'eur séjourna souvent, fut agrandi par lui, et enlin il restaura, pour le remettre en activité, l'aqueduc colossal construit par les Homains et qui déchargeait les eaux du lac Fucino (ou Celano) à travers le mont Salviano dans le Garigliano, afin de prévenir les inondations. 11 ne subsiste plus rien non plus de l'arc de triomphe que les citoyens de Jesi élevèrent en l'honneur de l'Empereur, né dans leurs murs.
Au nombre des premières églises du nord de l'Italie où l'on rencontre l'application du s\stème ogival français, est Saint-Antoine de Padoue ', commencé en 1237, continué d'une manière suivie en 1259 et terminé vers 1307 ; l'achèvenient de la coupole principale est de l'année li2/|. Son [)lan est une imitation de Saint-Marc de Venise avec ses coupoles. Mais le mélange des coupoles orientales, du roman et de l'ogive employé dans cet édifice n'est point heureux ; et, en l'examinant bien, il est impossible de l'attribuer à Nicolas de Pise, comme on a riiabilude de le faire. A la fin du xii'' siècle, l'influence des écoles toscanes se fit sentir à Gènes, ce que prouvent quelques portions, entre autres le portail nord du Dôme de Gênes-. Nous avons déjà ]iarlé précédemment de Saint-André de Verceil et du Dùnie d'Asti ; sa tour isolée, enlièi'ement romane, n'a été élevée qu'en 1266. Plusieurs églises du commencement du xui'' siècle ont encore des détails romans mêlés avec d'autres, où l'intluence de l'ogive est visible. Telles sont San Giovanni in Conca, Santa Maria in Brera (de 1229), San Eustorgio, à Milan. A Saint-Antoine de Plaisance il y a un porche ogival; Saint- François de la même ville est un grand édifice bâti en 1278 parles franciscains dans le style ogival, ])(uir lequel ces moines avaient une prc'dilectiou parliculière. Il exisie aussi des purliniis du xiu'' siècle
1. Cîally Kiiii^ht, 2'' séries, \)i. 21. — T. Ilope, pi. (Î7. — Muijen ù'jc Monuiiicnltil, pi. «, «2, 73.