CHAPITRE lïl
DEPUIS l'aNNÉH 110 Jl'SQO't l'année 311 AVANT l'èhk VUir.UKE. REPIMS H l'nlSE riL CORINTHE JUSQU'A l'uMPFUEI'B AUf. IISTE.
Dès la fin du ii" siècle avant l'ère vulgaire, une grande quantité d'objets d'art fut transportée de la Grèce à Rome. A mesure que le nombre en augmentait, le goût des aris se développait. Alors statues, peintures, colonnes, chapiteaux et autres objets en marbre précieux furent apportés dans la nouvelle capitale du monde. Les fresques même ne furent pas oubliées; on apprit à les détacher des murs avec l'enduit sur lequel elles étaient exécutées. MurtEna et Varron enlevèrent do Lacédémone des peintures de ce genre'. Enfin le consul Lucius Munnnii's jjrit (lorinthe en l'année 1^6 avant l'ère vulgaire, et tous les objets d'art que renfermait cette cité, une des villes les plus riches de la Grèce, furent envoyés à Rome. A l'occasion du transport de ces trésors de l'intelligence, nous avons une preuve éclatante de la brutalité des Romains et de leur ignorance de la valeur morale des créations sublimes de l'esprit et du cœur de l'homme. Cette preuve nous est fournie par un auteur qui n'est pas suspect en fait de partialité. Velléius-Paterculus, qui vivait environ cent cinquante ans après Mummius, dit de lui : « .yiinimitis Inm rudis fuit, ut, capta Covintho, quuin maxlmorum artificum pcrfectas manibus tabulas ac statuas, in Italiain purtamias locarct, jubcret prxdici conducentibus, si cas perdidissent , novas esse reddituros. « Mummius était tellrmenl ignorant, qu'à la prise de Coriiithe, en convenant du transpoi't