‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 81 sur 309 · Pline, 1. XXXV, c. iv · texte numérisé non relu

Pline, 1. XXXV, c. iv

G. " Si la basilique est d'une <;Tande lonKUCur, dit Viliuve, on v étaWira aux extrémités des chnMdiques. •■ Ces clialfidiques étaient des salles placées en avant ou à cite du tribunal, à sa droite et à sa pauche , où on vendait des rafraîchissements. Albert! (Délia Architellura, 1. VII, c. xiv) appelle ces clialcidiques causidiijues, et se les représente comme un espace devant le tribunal dans lequel se tenaient les notaires, les pro- (•urcurs et les avocats.

LH l'IiUNAOS. 721

Agnùs, Saint-Néré et Achille, Saint-Martin ut Sainte-Croix de Jérusalem, et Sainte-Marie in Cosmedin à Rome.

Toiles étaient la forme et les dispositions des monuments antiques que l'empereur Constantin donna aux chrétiens, et qu'ils eurent à convertir en églises. Voilà les éléments païens qui entrèrent tout de suite dans les sanctuaires chrétiens.

Nous n'avons aucun document historique sur les dispositions des églises pendant les Irois premiers siècles. Au Iv^ nous commençons à voir dans les monuments sacrés une sorte de règle et de ressemblance '. Si on cherche le motif de cette ressemblance, on le trouvera sans doute dans la division triple de la société chrétienne : 1° en prêtres, 2° en fidèles, et 3° en catéchumènes. Le chœur appartenait aux premiers, la nef aux seconds, le porche et l'atrium aux troisièmes. Ce nombre, trois rappelle encore la triple disposition du temple hébreu : 1° le lieu tres-sainl, 2" le lieu saint, et 3° le porche et les cours.

La première partie de l'église chrétienne était le porche, le pronaos, Tipovaoi;, appelé aussi à cause de sa forme, narthex, vapS-/)^, fcrula. C'est là que s'assemblaient pendant l'office les catéchumènes et les pénitents. L'entrée de ce lieu était permise indistinctement à tout le monde. Devant le pronaos était un espace ouvert, entouré quelquefois de portiques, et qui formait une sorte de propylées. Ce lieu était appelé atrium, area, al'ôpicv, olùI-i). C'est là qu'étaient placés une vasque, un bassin, <:pYfv/î, tô «ppéap, vî (ptàTivi, cantharus , destinés aux lustratio:!S qui devaient être faites avant que d'entrer dans le sanctuaire. Les églises suivantes offrent l'exemple de porches : Saint- Laurent, Saint-Paul, Saint-Georges in Velabro, Sainte-Marie Transtévérine; avec quelques modiflcations, Saint-Jean-de-Latran et Sainte- Marie-Majeure ; ces six églises sont à Rome. L'ancienne église Sainte-Apollinaire in classe fuori à Ravenne, la cathédrale de Parenzo en Istrie, Saint-Ambroise à Milan, et la cathédrale de Salerne. Ce n'est que dans le vi" siècle qu'on plaça dans l'atrium des fonts pour y baptiser les enfants.

Du porche on entrait par la porta speciosa -, et quelquefois' par

1. " Christian! a quarto sœculo consoua qnadam lege, tum in Oriente, tum in Occidente, sacra templa condiderunt. •> A. A. PeUiccia, De ecclesia; politia, 1779, t. I, p. 129.

2. Faisant allusion peut-être aux 2'' et lO' versets du IIl' chapitre des Acle» des Apôtres. Ces portes étaient nommées irJXai ùpailat.

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