‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 82 sur 309 · II · texte numérisé non relu

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deux ou quatre autres portes latérales, dans remplacement central de l'église, ô vao; (navis ecdesix), destiné à l'assemblée générale des fidèles laïques et baptisés. C'est là que se faisaient la lecture de l'Évangile et la cérémonie de la communion ; quelquefois aussi on y prêchait. Dans la nef une chaire élevée (ô ajy.êwv, pulpitum, ambo)^ était destinée aux lecteurs et aux chantres. Les hommes et les femmes étaient séparés ' : ainsi le voulaient les lois ecclésiastiques. Les constitutions apostoliques - ordonnaient que les hommes se placeraient à gauche dans la galerie du sud ; les femmes, à droite dans celle du nord. Des tringles, dans les entre-colonnoments des arcades de la nef, supportaient des tentures pour dérober la vue des uns aux autres. Dans l'église d'Orient, les hommes étaient en bas, au rez-de-chaussée; les femmes en haut, dans les galeries que les Grecs appelaient ÛTueo'jJa '. Dans quelques églises, les femmes étaient placées dans de hauts lieux qui se trouvaient au sud et au nord, au-dessus des nefs latérales.

A la nef et à l'orient, touchait enfin le chœur, le lieu très-saint, l'adyton, Bvi[Aa (aussi tÔ ayiov, âyiaatjia, rà aôuTa, ûpatsiov, sacrarium, sanctuarium) lieu destiné aux prêtres seuls; en Orient l'empereur y était admis*. Le chœur formait un hémicycle, au centre duquel était placé l'autel, la viensa sacra, altare. C'était l'ancienne tribune des magistrats romains; de là notre mot de tribunal. L'autel était isolé afin qu'on pût circuler tout autour, sans doute pour se conformer au 6* verset du psaume xxvi. A l'extrémité orientale du chœur, au centre de la rangée circulaire de sièges pour les prêtres ou participants (cuvÔpovbi) , on voyait la stalle ou le trône de l'évêque (Opo'voç, xaôe^pa, cathedra). Aux deux côtés de l'hémicycle étaient disposées des salles ou pièces pour y pratiquer diverses cérémonies ; celles de droite s'appelaient irpdôsci;, paratorium, oblationarium, sacrariuvi, secretarium. Ces noms indiquent le lieu où on déposait les oblations et les offrandes que les diacres recevaient avant de les serrer dans la sacristie. Celles de gauche s'appelaient ^lay.ovix.'jv ^, iliaconicum hcmalis ou diaconicum minus; c'était le lieu

1. Ainsi le prescrivaient les constitutions apostoliques (11, 57).

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