‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 83 sur 309 · Lib. 1], c. LVii et Lviii · texte numérisé non relu

Lib. 1], c. LVii et Lviii

3. Gregor, Naz.,carm. IX. — Evagrius, llist.eccles., 1. IV, c. xxxi. — l'îiul Silent., Œd. Sopli. descrip.. p. 256,

4. Saint Amliroise, avec l'agrément île rempercur TliéoiUise, exclut le souverain du lie\i très-saint ; il lui assigna une place d'honneur dans la nef, .'i la tète de l'assemblée des fidèles (Sozom., Ilist. eccl.,l. Vil, c. xxv). — 5. Paul Silent., foem.

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où, après la coiniminion, on déposait les choses saintes, telles que vases, calices, patènes, etc., pour être nettoyées et remises ensuite dans leurs gaînes et replacées dans le gazophylacium magnum ou diaconknm ma]ns, ou la sacristie. Le mot d'npsis, ahsis, abside, était équivalent à celui de berna. Qav\q\\QMs une partie du chcpur se prolongeait dans la nef. De chaque côté il y avait lui anihon ou pupitre avec un siège élevé sur plusieurs degrés ; dans celui de droite on lisait l'Évangile, et dans celui de gauche les Épîtres. L'abside ou le chœur était séparé de la nef par des rideaux ou des grillages nommés en latin cancelli. Cet endroit s'appelait alors locus intra canc.ellos. Les portes pratiquées dans cette séparation se nommaient à^.'pîO'jpa, portes à vantaux. Ces entrées avaient des tentures qu'on tii'ait au moment de la communion et du sermon, lorsque les fidèles recevaient encore l'eiicharistie sous les deux espèces, et qu'il leur était permis d'approcher de l'autel. Lorsque plus tard les églises s'agrandirent, on ne prononçait plus le sermon dans le chœur ; mais on plaça une chaire, cancellum, entre ce dernier et la nef, afin que les fidèles pussent entendre plus distinctement le prédicateur. Cette chaire fut appelée ccclesiasticus , pour la distinguer du cancellus forensis, celle du barreau. Après avoir subi un premier degré d'instruction religieuse, les catéchumènes étaient admis dans la grande nef du milieu. Mais au moment de la célébration des mystères, quand les diacres criaient : « Ite, catechumeni ! » ils se retiraient sous le pronaos ou vestibule, et dans l'atrium.

Le mot de ciiœur dont nous nous servons ne date point de la naissance de l'Église. Il fut employé plus tard. Le mot chœur vient de cœtus canentium clericorum '. Dans quelques basiliques nous voyons une déviation à la règle du parallélogramme complet pour le plan. Afin de donner un espace plus grand aux magistrats et aux greffiers, on construisit à l'extrémité supérieure du monument, vers le côté du tribunal, deux avant-corps sur les faces latérales. Par cette disposition particulière, et sans que cela soit fait à dessein lorsqu'elle était d'origine antique, la basilique avait presque la forme d'une croix. Ces avant-corps étaient peut-être ce que Vitruve nomme les chalcidiques. Le christianisme conserva cette forme de croix, et dans la suite la rendit encore plus sensible. Quelques antiquaires se servent des mots de chalcitUques, de croisillons, de bras, pour indiquer les

1. Concil. Tolet., I. IV, c. xvili. — Isidor. Hispal. orig., t. I, c. iri.

deux avant-corps à droite et à gauche, au midi et au nord, à l'endroit où le chœur touche la nef; le mot de transsept {transseptinn) leur convient davantage.

Telle était donc dans son ensemble et dans ses détails la disposition de la basilique romaine convertie en église chrétienne. Mais ces monuments dans Rome ancienne n'étaient point d'invention romaine; les Romains n'apprirent à connaître la basilique qu'après leurs guerres avec Philippe de Macédoine, et c'est dans cette province et dans l'Épire qu'ils virent les premières constructions de ce genre, dont le nom seul indique déjà l'origine d'un pays où régnait un roi. L'ordonnance tout horizontale de la basilique porte encore un cachet tout particulier de l'antiquité.

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