SAINTE-MARI F.-MA JEU RE
olTrc L'iiKi iicls. Ell(; a 118 mètres de longueur, le porche compris, mais sans l'hémicycle, et lïiS" 25 hors œuvre, y compris l'hémicycle; sa largeur est de 65 mètres dans œuvre. Le style des basiliques apparaît dans ce monument dans toute sa perfection autant que les moyens matériels du temps le permettaient. La nef centrale était formée de deux rangées de 20 colonnes corinthiennes, liées au-dessus du chapiteau, non par un entablement horizontal, mais par des arcs plein cintre sans archivolte ; au-dessus de ces arcades règne une partie lisse du mur. .\ une hauteur de 12™ 50 au-dessus du tailloir des chapiteaux commençaient les croisées qui éclairaient la nef centrale. Le dessous des poutres soutenant les fermes était élevé à 30" 20 au-dessus du sol. Les transsepts, de 72™ 25 de longueur et de 24 mètres de largeur dans œuvre, étaient séparés du reste de l'église par un mur, élevé probablement vers l'an 801, après un tremblement de terre, et percé de quatre portes et d'une arcade centrale, nommé arc-de-triomphc (du triomphe de Jésus sur la mort, et qui se célèbre sur l'autel principal placé derrière cet arc). L'hémicycle du fond avait 2^ mètres de diamètre. Cette ancienne et belle basilique devint la proie des flammes, le 15 juillet de l'année 1823.
Sainte-Marie-Majeure est une autre basilique du v" siècle; elle est nommée aussi : Sancta Maria Malcr Dei, Sancta Maria ad Prxsepe, Sancta Maria ad Nives : basilique Libérienne. La première de ce nom fut bâtie par le pape Libérius, et consacrée en 353. Sixte III éleva en 432 celle dont nous avons le plan devant nous. Le pape Eugène III, vers le milieu du xu'' siècle, y ajouta un portique qui fut démoli en 1572 par Grégoire XIII, et remplacé par Benoît XIV, en 1743, par le portique actuel à huit colonnes exécuté d'après les projets de Ferdinand Fuga. De ce portique on pénètre par cinq portes dans les trois nefs dont se compose la basilique, qui a 31" 65 de largeur sur 77" 60 de longueur dans œuvre, sans l'hémicycle de 13 mètres 80 de diamètre; les chapiteaux des colonnes de la nef sont d'ordre ionique ; le fût est sans cannelures. Les colonnes sont couronnées par un entablement horizontal, à frise ornée et corniche à modillons ; le premier étage est moderne ; il est décoré de pilastres corinthiens entre lesquels sont placées les fenêtres à plein cintre. Le plafond de la grande nef est du temps de Célestin III, de la
Sainte-Marie-
Majeure, à Uome.
fin du xii» siècle, et décoré de sculptures dorées sous Alexandre VI , à la fin du xv' siècle, par Julien de Sangallo.
Santa-Maria in Transtevere est une basilique moins importante , composée de trois nefs séparées par deux rangées de colonnes antiques, 24 en tout, do marbre rouge et gris ; l'entablement au-dessus des colonnes est horizontal. Santo-Pietro in Viiiculis a été fondé en 452 par Eudoxie, femme de Valentiuien 111. Les 22 colonnes qui séparent cet édifice en trois nefs sont d'un style composite, se rapprochant du dorique romain. Des arcades lient entre elles les colonnes de la nef. Au commencement du xvi" siècle, sous Jules II, cette basilique fut restaurée, et reçut alors diverses décorations, telles que les niches aux murs des transsepts et la disposition du sanctuaire actuel. Santa- Bibiana est une basilique fondée en 363 par une dame romaine nommée Olympia, et consacrée en 470. C'est sous cette église qu'était le cimetière de Saint-Anastase, ou la légende dit que furent enterrés 5,2G6 martyrs, sans compter les femmes et les enfants.
Nous arrivons maintenant à quelques basiliques des vi* et vii^ siècles, qui ont un caractère particulier et qui diffèrent essentiellement de celles élevées à Rome postérieurement. Leur style se ressent peut-être de l'influence orientale. La première est Sainte-Agnes, située hors des murs, à environ un mille de Rome, et bâlie vers l'année 626. Elle se compose d'un porche ouvert sur les nefs, d'un grand vaisseau central de 9"" 42 de largeur et de 21"" 10 de profondeur sans l'hémicycle qui a 7" 80 de diamètre. Les deux nefs latérales ont 2"" 60 de largeur. Au-dessus des quatorze colonnes du rez-de-chaussée, s'élève (le chaque côté une rangée d'arcades qui, de la grande nef, éclairent les tribunes pratiquées au-dessus des collatéraux. Cette tribune règne également au-dessus du porche de la façade. Au-dessus des arcades supérieures sont adaptées les fenêtres qui éclairent la basilique. Nous remarquons dans Sainte-Agnès une innovation qui consiste à mettre au-dessus des chapiteaux de la galerie supérieure une espèce d'entablement ou support, duquel partent les arcades.