Salnte-Agn^s , îiora des murs de Rome
Le connnenccment de la coustruclion de
lise Saint-Laurent
hors des murs date de l'année 580. Vers l'année 1216, le pape
SAINT-ETIENNE-LK-ROiSD. 729
Honoré III y fit des changements considérables; il ordonna la démolilion de l'hémicycle ou tribune, bâtit une longue nef du côté opposé et disposa ce qui restait de l'ancienne église de manière à pouvoir y pratiquer une crypte, au-dessus de laquelle on établit le chœur. Les colonnes de l'ancienne partie sont corinthiennes et couronnées d'un entablement horizontal. Au-dessus s'élèvent des colonnes moins fortes, couronnées d'un double tailloir, dont le plus élevé, fort simple, reçoit la retombée des arcs qui joignent les colonnes de la tribune.
La construction de Saint-Étiennc-le-Rond [San-Siefano-Rotondo) est fort ancienne, quoiqu'elle ne date pas du temps des Romains, comme quelques auteurs l'ont cru. On dit encore que le temple de Claude était situé à la place de Saint-Étienne-le-Rond. Ce qui est certain, c'est que le pape Simplice consacra ce monument au christianisme en l'année /|68 ou Z|70. Cette rotonde reçut sous Nicolas V, en HoS, sa disposition actuelle. Le plan forme un cercle à l'intérieur comme à l'extérieur, de 65 mètres de diamètre. Une première galerie basse, de 10 mètres de largeur, en' fait le tour à l'intérieur; vient ensuite une seconde nef circulaire- de S^/iS de largeur et inscrite dans la première. Enfin on voit une troisième colonnade circulaire et centrale sur laquelle s'élève un mur cylindrique de 26 mètres d'élévation, laissant un espace au centre de 22 mètres de diamètre. La colonnade centrale, d'ordre ionique, est couronnée d'un entablement horizontal. La colonnade médiane, qui date du vui" siècle, est surmontée d'arcs plein cintre. Au-dessus des chapiteaux on remarque cette sorte d'entablement ou de support, qu'on voit à Sainte-Agnès et à Saint-Laurent hors des murs, et qui porte la naissance des arcs.
Dans la seconde moitié du vi« siècle, dans le vu= et dans la première moitié du viii", les événements politiques favorisèrent peu le développement des beaux-arts à Rome. Durant les dernières cinquante années du vin^ et au commencement du ix' siècle, nous voyons au contraire une nouvelle activité qui fait faire un pas à l'architecture. Ces progrès se font surtout sentir pendant l'époque du protectorat exercé par les rois francs sur les papes, plus particulièrement encore pendant le règne de Charlemagne. Aux vui° et ix'' siècles on éleva ou on restaura un nombre considérable de monuments du culte, parmi lesquels on peut ranger Santa-Maria-Ara-Cœli, Santa-Cecilia in Transtevere, San-Martino-a-Monti , San-Michele in
Sainte-Praxèdc,
h Rome.
Sassia, San-Saba, Santa-Maria in Navicella, Santa-Pudenziana , San-Prassede, Santi-Nereo ed .\chillco, Santa-Sabina et autres.
Sainte-Praxède est située non loin de Sainte-Marie- Majeure. Commencée au ni'' siècle, elle ne fut terminée qu'au commencement du i\^ par le pape Pascal \". Les quatre travées et les transsepts ont ensemble Zi2"55 de profondeur dans œuvre et 25"" 33 de largeur. Les transsepts ont 30"" 85 de longueur sur G" 17 de largeur. L'hémicycle a 11"" 05 de diamètre. La nef centrale a 13" 30 de largeur. On voit dans cette petite église la magnificence et la simplicité réunies à un suprême degré. A travers un porliqiie antique orné de deux colonnes de granit, on monte à l'église par un escalier de /i" 87 de largeur , dont les marches se composent de marbre rouge antique, de grandes dimensions'. Ensuite on passe dans un porche de 15"' 90 de largeur sur 12™ 66 de profondeur et placé à 65 centimètres en contre-bas du sol de la nef. Les huit colonnes de chaque côté de la nef, qui la séparent des collatéraux, ont un entablement horizontal. Six pilastres de peu de saillie, ayant une console au lieu de chapiteau, supportent trois grands arcs, semblables à ceux de San- Miniato près Florence. Les colonnes de la nef ne sont pas cannelées, leur chapiteau est corinthien.
L'église SS. Nereo ed Achilleo est un autre monument du IX'' siècle. C'est un petit édifice composé d'un porche, de trois nefs, sans transsept, et d'un hémicycle à l'orient. Là, ce ne .sont plus des colonnes (jui séparent les nefs, ce sont des piliers octogones, couronnés d'une singulière mutilation du chapiteau ionique. Ces piliers sont liés à leur sommet par des arcs à plein cintre. Les fenêtres à ogive de la nef annoncent une restauration postérieure du xii"' siècle. Cette église a 25"' 33 de longueur sur 17"" 72 de largeur. La nef centrale a 8 mètres de largeur, le porche en a /|"' P.
Parmi les églises de cette époque, Saint-Clément de Rome est surtout remarquable. Élevée dans la première moitié du i\"' siècle,
SS. Séiéc et
Achille,!! Rome.
1. Los cairiùrcs ilc co m.arljie ina<;nifique étaient situées entre le Xil et la mer linugc. On ne les a plus exploitées depuis le commencement du moyen âge.
SAINTK-MARIF, IN COSMKDIN.
elle a encore conservé la forme de la basilicjiu! ancienne. La nef centrale a lO^-SS de largeur; sa longueur, y compris l'hémicycle, est de /i0"'28. La cour do l'atrium qui précède a i;i™29 de largeur sur 18"" 35 de profondeur. Les seize colonnes de la nef sont ioniques, mais non cannelées. Les arcs à plein cintre qui les surmontent semblent surbaissés quoiqu'ils ne le soient pas; ils sont décorés d'une archivolte. Au-dessus règne un entablement horizontal , et ensuite viennent enfin les fenêtres. A 16™ 56 do l'hémicycle on voit un pilier rectangulaire de 2™ 51 de longueur sur 70 centimètres d'épaisseur, dont le but était sans doute d'indiquer la fin du chœur. Le sol de la tribune est élevé de l" 30 au-dessus de celui de la nef. Le dessus du tailloir des consoles qui su]iportent les poutres des fermes est à 14"' 13 au-dessus du niveau du sol. L'enceinte du choeur, avec les deux beaux ambons qu'on y admire, est due au pontificat de Jean VllI, élu en 872, mort en 882.
L'église Sainte-Marie in Cosmedin, est
un monument de la fin du vin"" siècle. Elle a 29" 88 de longueur dans couvre, sans le porche et l'hémicycle , qui a 5" 8/t de
diamètre. Le porche a 2'" 92 de profondeur. La largeur du monument est de 17°" 62 dans œuvre. La largeur de la nef centrale est de 6" 96. Vingt colonnes et six piliers séparent les trois nefs entre elles. Les colonnes, dont quelques-unes de l'ordre corinthien sans cannelures, d'autres composites, sont liées à leur sommet par des arcades. Au-dessus, s'élèvent des fenêtres à plein cintre. Le dessous des poutres supportant les fermes est à 9" 45 au-dessus du sol. Cette basilique -a une crypte à trois nefs, qu'on suppose être du iii" siècle. On monte trois marches pour arriver à la tribune. En 860, le pape Nicolas 1'"' bâtit, auprès de Sainte-Marie in Cosmedin. un palais avec un tricUnium ', habité par plusieurs de ses successeurs. C'est de cette
t. Le tricliniuni était vine vaste salle , avec une ou plusieurs tribunes ou niches, où on recevait les pèlerins, où on célcbrait les agapes et autres cérémonies.