Plan du Gynécée du palais de Médinet-Abou
sphinx, vaste assemblage de constructions auxquelles l'architecte trouvait toujours quelque partie à ajouter au gré du roi, qui voulait y laisser un souvenir durable de son règne. Le sanctuaire proprement dit de ce temple n'avait que 9™ 04 de longueur et S"" 52 de largeur dans œuvre. »
A la gauche des monuments que nous venons de décrire existe un édifice (C) d'une médiocre étendue (de S^^^o de longueur sur 21"'50 de profondeur), mais singulier par ses formes inaccoutumées, le seul qui, parmi tous les monuments de l'Egypte , puisse donner une idée de ce qu'était un gynécée ou habitation des femmes, à ces anciennes époques. Il se compose de deux pylônes unis à un grand pavillon par des constructions tournant sur elles-mêmes en équerre; la cour intérieure a 15 mètres de profondeur. Cet édifice a trois étages, dont chacun offre trois pièces ou salles, réunies par un couloir ou corridor de chaque côté. On y remarque des fenêtres décorées extérieurement et intérieurement avec beaucoup de goût, et des balcons soutenus par des prisonniers barbares sortant à mi-corps de la muraille. Ce palais contenait les appartements privés du roi. Rhamsès III Méiamoun, son fondateur, est représenté sur les murs, jouant aux échecs et s'égayant avec ses femmes ' .
En suivant l'axe principal du pavillon dont nous venons de parler, et à 86 mètres environ, on arrive enfin devant le grand et magnifique palais de Rhamsès-Méiamoun. D'abord, se présente un immense pylône , de 64 mètres de longueur sur 22 mètres de hauteur. On passe par une porte centrale dans une cour de 44 mètres de longueur sur 33 mètres de profondeur, ornée au sud d'une rangée de huit colonnes à chapiteaux campanules, et au nord, d'une rangée d'autant de piliers osiriaques. Au.fond de cette cour, à l'ouest, existe un second pylône décoré de figures colossales sculptées en relief dans le creux, et rappelant les triomphes de Rhamsès-Méiamoun. Par une seconde porte centrale en granit rose, on passe dans un péri-