‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 103 sur 298 · TEMPLE ET PALAIS DE MÉDIN ET-ABOU · texte numérisé non relu

TEMPLE ET PALAIS DE MÉDIN ET-ABOU

un édifice de la première décadence sous l'invasion éthiopienne ; une chapelle élevée sous un des princes qui avaient, brisé le joug des Perses; un propylon de la dynastie grecque; des propylées de l'époque romaine; enfin, dans une des cours du palais pharaonique, des colonnes qui jadis soutenaient le faîte d'une église chrétienne.

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73. — Temple et Palais de Me'dinet-Abou. N" 7, 8, 'J du Plan gênerai de Thiîbes.

A Palais de Rliamsès III.

B Thoutmoseion. Temple consacré a Amon-Ra.

C Gyne'ee'ebâti par Rhamses III.

D Propylées des Antonins.

E Buttes de décombres.

En arrivant à la butte, du côté qui regarde le fleuve, on rencontre d'abord une vaste enceinte (D), construite en belles pierres de grès, peu

2/j(l IJVRE PREMIER.

élevée au-dessus du sol actuel, et dans laquelle on pénétre par une porte, dont les jambages, surpassant à peine la corniche brute qui surmonte le mur d'enceinte, portent la figure en pied d'un empereur romain avec cette légende hiéroglyphique : L'empereur C^sar Titus .■El lus Hadrianus Antoninus Plus. Au fond de l'enceinte, qui a 32 mètres de profondeur, s'élève une rangée de six colonnes, ainsi que le montre le plan, réunies trois à trois par des murs d'entre-colonnement sans sculpture. Parmi les ruines de ce monument, on trouve des pierres portant la légende déjà citée. L'enceinte et les propylées appartiennent donc au règne d'Antonin le Pieux (138 à 161 de l'ère vulgaire). En traversant ces propylées, on arrive à un grand pylône dont la porte, ornée d'une corniche conservant encore ses couleurs assez vives, est recouverte de bas-reliefs religieux. L'adorateur, Ptolémée-Soter II (de 117 à 81 avant l'ère vulgaire) présente des offrandes variées aux sept grandes divinités élémentaires, et aux dieux des nomes thébain et liermontite. Au pylône de Soter II succède un petit édifice semblable, quant au plan, au petit édifice à jour de l'île de Philae ; il était supporté par huit colonnes. Tous les bas-reliefs encore existants représentent le roi Nectanèbe, de la xxx^ dynastie (il régnait de 362 à 350 avant l'ère vulgaire), la Sébennytique, adorant le souverain des dieux Amon-Ra, et recevant les dons et les bienfaits de tous les autres dieux de Thèbes. C'est sous le règne de ce roi qu'apparurent les premiers modèles des élégants chapiteaux à campane ornée de diverses plantes. Derrière l'édifice de Nectanèbe s'élève un second pylône, bâti par le roi éthiopien Taharaka (à la fin du viu^ siècle avant l'ère vulgaire). On arrive enfin à l'édifice le plus antique (B du plan) et qui porte à la fois le double caractère de temple et de palais , demeure digne du roi des dieux : cet édifice du Pharaon, son représentant sur la terre, se compose d'un sanctuaire environné de galeries, formées de piliers ou de colonnes, et de huit salles plus ou moins vastes. A la suite d'une de ses nombreuses campagnes dans l'Asie centrale, Thoutmès III (du xvii^ siècle avant l'ère vulgaire), ayant reçu un tribut, fit élever ce petit temple, de 11™ 30 de largeur dans œuvre et de 29 mètres de longueur hors œuvre. « Suivant toute probabilité, pense M. Prisse, les petits temples de Medinet-Abou et d'Eileithyia nous offrent l'ordonnance architecturale usitée dans l'ancienne monarchie. Les plans présentaient dans leur ensemble beaucoup de simplicité et d'unité. Avec la restauration de l'Empire paraît surgir le goût d'immenses édifices ornés de colonnades, de pylônes, de propylées et de dromos bordés de

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