‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 150 sur 298 · Hérodote, 1. m, c. eux · texte numérisé non relu

Hérodote, 1. m, c. eux

2. Diodore, 1. xix, c. lxxxxi, c Plutarque, Vie de Démélrius.

giieur sur 183 de largeur, et 21 mètres d'élévation au-dessus du niveau de l'Euphrate. Là, fut découverte aussi la base d'un monument carré, orienté comme les autres. La résidence royale de l'est était bien inférieure à l'autre en grandeur et en magnificence. Ce palais oriental n'avait qu'une seule enceinte en briques cuites, de 30 stades de tour. Au lieu de figures d'animaux, on y voyait les images en airain de Ninus et de Sémiramis, celles des gouverneurs du pays et une de Belus. On y remarquait aussi quelques représentations de combats et de chasses, dont la variété était infiniment agréable à la vue. Le célèbre jardin suspendu formait une dépendance du palais oriental établi par Nabuchodonosor, qui mourut l'an 561 avant l'ère vulgaire, après avoir régné quarante-trois ans. Ce prince le fit disposer dans sa jeunesse par amour pour une de ses femmes, Amytis\ fille de Kyaxarès, roi de Médie, qui manifesta le désir d'avoir, dans la plaine de Babylone, une vue qui ressemblât aux montagnes de la Médie et qui lui rappelât les parcs ou paradis de sa patrie. Ce jardin, dont Hérodote ne parle pas, d'apparence amphithéàtrale, composé de terrasses superposées, formait un carré dont chaque face avait /lOO pieds grecs (123 mètres) de longueur; il était soutenu par des murailles de 22 pieds grecs (6" 80) d'épaisseur, et espacées de 10 pieds (3 mètres) l'une de l'autre. Le vide, sous la terrasse la plus élevée, et qui était aussi la dernière , avait 75 pieds (23 mètres) de hauteur. La couverture, ou terre-plein, de l'espace entre chaque mur, était formée de blocs de pierre de 16 pieds (5 mètres) de longueur sur h pieds (1™20) de largeur, allant d'un mur à l'autre. Ces blocs pouvaient former un entablement semblable à ceux des temples égyptiens. Sur ces pierres reposait une couverture qui consistait d'abord en un lit de roseaux, mêlé d'une grande quantité d'asphalte, ensuite en une double couche de briques cuites, cimentées avec du plâtre-, enfin, elles se terminaient en une toiture de lames de plomb, pour empêcher l'humidité de pénétrer dans les fondations. Sur cette couverture on avait répandu une quantité de terre végétale suffisante pour nourrir les racines des plus grands arbres , et ce sol artificiel , parfaitement dressé, était rempli d'un nombre infini déplantes recueillies dans tous les pays, et remarquables soit par leur élévation, soit par d'autres agréments propres à charmer les yeux. Les galeries, qui recevaient la lumière du côté oi^i chacune d'elles dominait la terrasse inférieure, ren-

1. Kilo est nommée Amuhea par Bérose dans la version arménienne d'Eusèbe.

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