‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 178 sur 298 · TERRASSE DE PERSÉPOLIS · texte numérisé non relu

TERRASSE DE PERSÉPOLIS

blocs tellement énormes que fréquemment dix et même dix- sept marches sont prises dans un seul bloc qui forme encore souvent plus que la moitié de la largeur de cet escalier gigantesque. 11 n'est pas placé au centre de la face de la terrasse, mais environ au tiers septentrional, car il y a de cet escalier jusqu'au nnn- méridional 293 mètres, et seulement G3'"ZiO jusqu'au mur septentrional.

Arrivé au sommet de ce grand escalier, sur la plate-forme ou terrasse du nord, on trouve dans la direction de l'est, à environ 21 mètres et sur l'axe central de l'escalier que nous quittons, les restes des propylées par lesquels on passait pour aller aux palais '. Les deux piedsdroits d'une grande porte sont encore debout. Cette porte avait près de h mètres de largeur. Comme à Ninive, elle était décorée de chaque côté de deux animaux fantastiques dont le type est le taureau, cà en juger par les pieds fendus de ces animaux. Autour du cou de ces derniers sont de larges colliers de roses, et le bout de la queue se termine en un gland richement conçu. Ces grands symboles de la force et de la génération n'ont pas moins de 6 mètres de longueur sur S™ 50 de hauteur, et un piédestal les élève à l^'ôO au-dessus du niveau de la plate-forme. Au-dessus de ces sculptures, sur les côtés du portique, sont trois compartiments couverts d'inscriptions en caractères cunéiformes, que M. Rawlinson a déchiffrées -. Ces inscriptions apprennent que ces propylées ou salles des gardes ont été élevés par Xerxès, qui régnait de l'année /486 à l'année 465 avant l'ère vulgaire. A H™ 60 des premiers pieds-droits, existent deux autres vers l'orient, ornés également de figures fantastiques, à corps de taureau, à tête humaine et ailées. Au centre de ces sortes de piliers, il y a quatre colonnes cannelées avec chapiteaux d'un caractère particulier^, mais qui n'a rien d'égyptien. 11 est à observer que les cannelures ne se touchent pas comme dans l'ordre dorique où elles forment des arêtes vives curvilignes. A Persépolis, elles sont séparées les unes des autres par des côtes ou listels verticaux, et forment le fût de la colonne ionique. Cette colonne persépolitaine a un congé dans sa partie inférieure comme la colonne ionique. En dessous de ce congé, et séparé du fût par un tore, il existe dans la colonne des propylées de Xerxès une base en forme de cloche, de lotus ou de calice renversé, ornée de feuilles tombantes et reposant sur une plinthe circulaire comme cer-

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