Ker Porter, pi. 45, B
taines colonnes égyptiennes. Au sommet du fût, à la naissance supérieure des cannelures, comme première partie du chapiteau, l'on voit une masse en forme de calice renversé orné de larges et puissantes feuilles. Au-dessus de ce dernier s'en élève un autre, mais sans être renversé, dont le pied est séparé du premier par une rangée de perles
et dont les feuilles sont ornées verticalement par des perles, ol)jet d'ornementation cju'on retrouve également dans l'ordre ionique. Au sommet du second calice supérieur est placée la rangée d'oves ioniques, accompagnés de leur coque, et destinée à combler ou remplir le calice. Au-dessus de cet ensemble s'élève une espèce de pilier carré orné de volutes sur ses quatre faces. La partie droite du canal n'est point horizontale comme dans l'architecture grecque, mais verticale ; les volutes sont placées l'une au-dessus de l'autre et non sur le même niveau. Les deux volutes du haut et les deux du bas naissent aussi du même noyau.
Il existe cependant un prototype de la volute persépolitaine. On voit dans un bas - relief de Khorsabad un petit pavillon orné de deux colonnes surmontées de volutes, du genre de celles employées plus tard dans l'architecture grecque '. Dans un autre bas-relief du palais de Kouyounjik, on trouve l'extérieur d'un palais assyrien, à deux étages. On y distingue une rangée d'ouvertures au-dessous du toit de chaque étage , divisées en trois parties par deux colonnes ioniques, avec pilastres aux extrémités. L'Architecture y est clairement représentée, et l'ensemble paraît figurer une construction en bois -. Une volute renver-
123. — liase et Cliaiiiteau des colonnes des propylées du noid-ouest.