Diodore, 1. v, ch. lxviii. — 5. Iliade, 1. v, v
Sh CHAPITRE QUATRIÈME.
est représenté comme tel. Les parties essentielles de l'univei's entouraient l'espace moyen du monument. On voyait autour de Brahma la nature entière, le soleil, la lune et les étoiles, le ciel, la mer, le Gange (comme représentant des fleuves) , les montagnes, les plantes, les animaux ; en un mot , le temple représentait l'univers en miniature. Nonnus (poëte grec, né en Egypte, vers 410 de l'ère vulgaire) , connu par son poëme en quarante-huit livres, intitulé Dionysiaques ', qui , à ce qu'il paraît , avait des coimaissances exactes sur l'Orient et sur l'Inde principalement, décrit le Temple de l'iiarnionie comme étant construit sur le type de l'univers.
Les temples ég\ptiens présentent des plafonds peints d'azur, parsemés d'étoiles et de figures de toute espèce qui représentent le firmament; des colonnes énormes, couronnées de chapiteaux peints de diverses couleurs et particulièrement en vert, soutiennent ces plafonds, et le tout représente clairement le firmament s'étendant sur la surface de la terre.
Il y avait, chez les anciens Perses, des temples souterrains qu'ils prétendaient avoir été fondés par Zoroastre, et dans lesquels on expliquait aux initiés la descente des âmes au monde matériel et lein* retour au monde spirituel. Dans ce but, l'univers entier, le ciel et la terre y étaient figurés. Le roc représentait le symbole de la matière en général, l'obscurité des lieux se rapportait à limmobilité et aux ténèbres de la matière ; dans l'intérieur du souterrain étaient représentés les éléments, les planètes, les étoiles fixes, les douze signes du zodiaque, une échelle à huit échelons de plusieurs matières pour servir d'escalier aux âmes ambulantes : tout cela était disposé avec ordre et rangé symétriquement en des endroits réservés, séparés à une distance égale l'un de l'autre; et les constellations diverses, ainsi que les divisions du monde visible et invisible, s'offraient aussi aux regards des initiés.
En Grèce, nous voyons également des monuments de ce genre. .Creuzer dit que les architectes pélasges ont sans doute voulu imiter, dans les coupoles ou dômes en dessus de la terre et en dessous, la voûte du ciel et peut-être celle de ral)îme chthonique, le sein de la terre*. La fondation de quelques villes saintes et célèbres, réputées pour être le siège particulier de quelque divinité, est rapportée par