‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 231 sur 298 · Cm-tius, ÎÇeCc^Joiincfoj, t. II, p. 150, 15L · texte numérisé non relu

Cm-tius, ÎÇeCc^Joiincfoj, t. II, p. 150, 15L

2. E. Cuitius, *l>cloponne|'cê< t. II, p. 525. — Stuart, t. HT, ch. vi. — Leake, Morea. t. III, p. 215, 268.— Le Roy, Mon. de la Grèce, part. I, p. 42, pi. 25. — Expédilion de la Morée, t. III, pi. 77 et suiv. — Stakelberp, Vues pitloresques, etc.

TEMPLK D'yVTHENE.

cavets. On n'a point ol)servé, dans les longues lignes horizontales des restes de ce temple, les courbes convexes et concaves dont il sera parlé dans les paragraphes sur le Parthénon.

Les colonnes dont nous venons de parler appartenaient au temple d'Athéné Chalinitis (qui bride, qui met un frein) que cite Pausanias'. Cela est probable d'après la direction topographique (ju'il suit dans son récit. Les détails des chapiteaux des colonnes de Corinthe no permettent pas de leur donner une date antérieure au commencement du \^ siècle avant l'ère vulgaire.

^ 1/(1 Af

1G4. — PUm du Temple d'Athéne'à Egine.

Le caractère architectonique du temple d'Athéné à Égine ne permet pas de le placer, quant à l'âge, au delà du commencement du v'^ siècle avant l'ère vulgaire. 11 a une grande similitude avec le temple de Thésée à Athènes, commencé en /i6<). Il est probable que celui d'Égine, consacré à l'Athéné ionienne, ne fut élevé dans l'île Dorienne qu'après qu'elle eut été soumise par les Athéniens, ce qui arriva en /»56, comme nous l'avons déjà rapporté plus haut. Cet édifice a

1. l'ausanias, 1. ii, cli. iv. — !■". Cuvtius, ijJelcvoiinefrS/ t. II, p. 532.

Zi76

30"" 10 de longueur sur 12™ 70 de largeur. La hauteur des colonnes, qui ont vingt cannelures, est de 5™ 25 y compris le chapiteau-, leur diamètre inférieur est de 0"' 97, celui du haut C" 71. L'entablement a un peu moins que les deux cinquièmes de la hauteur des colonnes. Ce monument est bâti en grès jaunâtre recouvert de stuc; le toit et la corniche étaient en marbre; il était périptère, hypèthre avec un pronaos et un posticum. L'échiné du chapiteau a une moyenne saillie et son profil forme une courbe légère et gracieuse. Il y a quatre filets sous l'échiné; l'astragale est formée par trois entailles ou cavets rcctilignes. La corniche de l'entablement est peu saillante. La cella hypéthrale était formée par deux rangées de colonnes doriques, cinq de chaque côté. Ces colonnes, avec un entre-colonnement d'un peu plus de 2 diamètres et un peu moins fortes que celles de l'extérieur, ne supportaient pas de galerie supérieure. La cella avait G"" 36 de largeur sur 13™ 24 de longueur.

Au sommet du fronton et à ses deux extrémités, les Grecs avaient l'habitude de placer des socles ornés de feuillages , d'animaux fantastiques et quelquefois même de statues de divinités. Ces acrotères, comme on les nomme, rachetaient, par leur effet, l'impression qu'occasionnait la nudité des lignes inclinées du tympan, et semblent aussi arrêter la poussée de ces lignes et effectuer d'une manière convenable leur liaison avec les lignes horizontales. Un des plus beaux et des plus anciens acrotères est celui du temple d'Athéné à Égine. Le griffon dont il se compose et dont l'origine est assyrienne et même babylonienne, a un grand caractère, évidemment asiatique (voyez \a figarc 1G6).

Après l'incendie d'Athènes et de ses monuments par les Perses, en l|80 avant l'ère vulgaire, Thémistokles entoura la ville d'un mur d'enceinte; il en fit diriger un autre de 35 stades ou 6 kilomètres /t80 mètres de longueur sur le i)ort de Phalèrc, et deux autres enfin

IGÔ. — Angle de la façade du Temple d'Athdné a, Égine.

TEMPLE D'ATHE^E.

de /(O stades ou 7 kilomètres 400 mètres cliacnn sur le port du Pirée. De ces deux derniers, celui du nord et le mur conduisant à Phalère étaient terminés dès l'année kbl. Périklès éleva le mur central, celui du sud allant au Pirée. Sous les trente tyrans, de /jO/; à 399, ces-murs furent détruits , mais Konon les fit rebâtir après la bataille de Knide livrée en 394. Le port du Pirée était divisé en trois parties : la première avait reçu son nom de Kantharos, d'après im ancien héros; la seconde celui d'Aphrodisium, d'un petit temple d'Aphrodite, et la troisième se nommait Zéa. Thémistokles établit son arsenal dans la première; les vaisseaux chargés de blé abordaient dans la troisième,

IGC. — Acrotère du 'l'emple d'Atliéiii; a Egine.

et près du port de Kantharos, où Thémistokles avait son tombeau. Quelque temps après sa mort (449), les Athéniens allèrent chercher ses restes à Magnésie, sur le Mœandre, où il avait terminé ses jours. Mais Thémistokles n'éleva point l'Odéon d'Athènes, comme le dit Vitruve ; c'est encore une des nombreuses erreurs de cet auteur. Plutarque cite des vers de Kratinos, coi|temporain de Périklès, qui ne laissent aucun doute sur le véritable fondateur de l'Odéon d'Athènes, qui était Périklès.

L'ancien Parthénon datait sans aucun doute du règne de Pisistrates. Ce monument était destiné à célébrer le renouvellement de la fête des

LIVUK PUEMIEll.

Panatliénées; il était nommé Hékatompédon, à cause de la largeur de sa façade qui avait cent pieds grecs (30'" 82). Comme l'ancien Parthénon n'était point un monument du culte, il n'était pas bâti non plus dans le style ionique, comme le temple d'Athéné Polias, mais dans le style dorique. Dans l'origine, il servit probablement à la conservation des trésors de la déesse protectrice de la ville, il fallait pour cet usage un local nouveau, car les Pisistratides s'efforçaient de tout leur pouvoir d'augmenter les revenus de la déesse. Eux-mêmes l'ont sans doute enricbie de présents de valeur tirés de la dîme qu'ils prélevaient sur le butin de guerre; on attribue aussi expressément à Hippias l'in-

Page 1