A C KO POLE
A Le Parthe'non.
B Les Propylées.
C Temple d'Erechthée, d'Athéncî Polias et de Pandrosc.
Porka.
Porte funèbre (Pylai Eriai)?
— des chevalitrs (Pylai Hippades)'/
— Diome'ia.
— de Dinocharès.
— d'Itone.
— Mélite.
— du Peire'e.
— Heptachalkon.
— Sacre'e.
— Dipylon, ou Thriasienne ou du
Keramique.
— d' Acharnai.
Quartiers.
Skambonide.
Kolyttos.
. Mélite.
Kydathénaion.
Diome'ia.
Montagnes et roUines.
AR
. Areos Pages.
Colline des Nymphes.
Pnyx.
Colline des Muses.
Mont Lykabettos.
A. L'Agora.
0 0. Enceinte élevée par l'empereur Valérien.
Aristote, dans sa Politique, dit que le commerce et le courtage sont des moyens factices pour se procurer la subsistance. L'art factice est ce commerce de courtage qui procure la richesse uniquement par le moyen du trafic, et dont la monnaie paraît être l'agent naturel parce
/|8G 1J\ liF. PHKMIEH.
qu'elle est la base et le dernier résultat de toute transaction de rommerce. 11 y a deux espèces d'indusli'ic : Tune naturelle et faisant partie de l'économie; l'autre factice, et consistant dans les opérations du trafic. La première, essentielle à nos besoins, est un art noble et honnête; la seconde est justement méprisée, parce qu'elle n'existe que par l'avarice des hommes qui l'ont créée '.
« Loin de favoriser le commerce, dit Mably. les États de l'antiquité les mieux gouvernés eurent soin de l'avilir: il fut abandonné à des esclaves ou à des citoyens méprisés, pour que l'intérêt du commerce ne devînt pas l'intérêt de la république-.»
A l'appui de ces théories, il sufiit de nommer Tyr. Sidon, Carthage, Byzance, Corinthe, Alexandrie et beaucoup de villes modernes.
Après le grand mouvement héroïque des guerres persiques. il arriva une époque pour Athènes où la suprématie politique, des ressources particulières, des circonstances extérieures ou une énergie intellectuelle uniquement intrinsèque, lui donnèrent le rang de capitale de la Grèce. Cette prépondérance embrassait en même temps le domaine de l'intelligence, de la civilisation, des lettres et des beaux-arts. Athènes n'eut pas seulement alors sa littérature particulière qui se développait dans toutes les branches , mais elle assuma encore la suprématie en fait de critique, de jugement et de goût. L'essence de cette suprématie avait sa source dans la nature du peuple athénien, ionien d'origine. Athènes sut habilement saisir les prérogatives qui lui étaient offertes, et elle atteignit une position qu'aucune autre ^^lle n'a surpassée depuis.
Quand les Athéniens élevèrent les temples de Thésée, de la Victoire sans ailes, le Parthénon.les Propylées, l'Odéon, les sanctuaires d'Érechthée et d'Athéne Polias,Thémistokles commençait l'éloquence politique; Heraclite d'Éphèse, Anaxagoras, Archélaos de Milet, Diogènes d'ApoUonia, Xénophonès de Kolophon, Parménides d'Élée et Mélissos de Samos avaient enseigné ou enseignaient; Pindare chantait; Hérodote écrivait; Phrynichos donnait au théâtre ses émouvantes poésies : Eschyles faisait représenter ses Perses, les Sept contre Tlièbes, les Suppliantes, le Promèthie; Sophocles enfin donnait son Antigone. Sans nous occuper des grands hommes d'État et des grands guerriers d" Athènes, il n'est donc point étonnant que cette république ait produit en un aussi court espace de temps tous les chefs-d'œuvre que nous connaissons. Il n'est
1. Aristote, Politique, 1. i. — 2. Mably, Principes des Lyi.^^ t. IX, p. 13fi.