‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 243 sur 298 · K. 0. Miiller, 1. c. p · texte numérisé non relu

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au moyen de la science, comment a travaillé et comment continue à travailler le démiurge, ses conceptions diverses sont également rationnelles et harmoniques. Chez les Grecs, Dieu n'était point qu'un pur esprit, qu'une unité nominale, qu'une entité nue. Les corps d'ouvrages scientifiques sur la théologie de l'antiquité grecque n'existent plus en entier, on n'en possède que des fragments épars ; mais ces fragments sufiisent surabondamment pour prouver que les auteurs grecs étaient versés dans la connaissance du monde, dans l'aclion et les résultats de la création. Ils s'étaient expliqué comment l'esprit agit pour former, conserver et gouverner le monde; ils avaient saisi la multiplicité harmonique liée au grand Dieu de l'univers et formant un ensemble musical avec lui. Ce fut d'après ces lumièi-es qu'on régla la vie, la pratique et la connaissance des affaires , les positions légitimes des hommes et des choses dans la société , la particularité, la distinction de la famille, celle de l'indixidii dans la tribu des familles ou sociétés. C'est ainsi enfin qu'un ('tablit et ((u'on vivifia la liberté individuelle et celle des vocations.

L'idée de Dieu chez les Grecs était ensuite, comme chez les Égy})tiens, conforme à la véritable nature des choses : elle renfermait la science de l'esprit productif ou le dogme du mariage divin de l'esprit avec la matière, dogme qui conduit à la loi politique ou à la réalité, d'où découle l'aisance en raison de l'intelligence et des vertus. Cette idée sur la divinité, qui comportait la science et l'amour du beau et du vrai, éleva l'esprit des Grecs et conséquemment celui de leurs artistes. La beauté de l'architecture et de la statuaire, pendant le siècle de Périklès, n'est que l'expression du résultat de la science hiératique, théologique de plusieurs siècles, qui fit explosion à la suite d'un imn;ense mouvement national et social. La concentration indissoluble du pouvoir religieux et de l'autorité politique et civile dans les mêmes mains aida aussi puissamment au développement de la beauté des arts en Grèce.

L'Acropole d'At-liènes renfermait les plus beaux monuments de l'antiquité grecque, qui sont tous postérieurs aux guerres persiques et sont dus à l'administration de Kimon et de Périklès. L'Acropole, située au centre de la ville, était un rocher escarpé tout autour, d'environ 178 mètres de hauteur, de 360 mètres de longueur de l'ouest à l'est et de 157 mètres de largeur du nord au sud. Athènes a eu deux enceintes différentes. La plus ancienne, qui datait d'une époque antérieure aux guerres persiques, était restreinte; elle est

TEMPLE DE THESEE.

indiquée par une ligne ponctuée dans notre plan topographiqiic de la ville; elle ne renfermait que les monticules du Pnyx, de l'Aréopage et une partie de celui du Musée. L'enceinte, construite à la h.âteparThémistokles, avait, selon Thucydide', 35 stades de tour, ou (') kilomètres /i83 mètres. Cette seconde enceinte était ])eaucoup plus considérable, ainsi qu'on peut le voir par notre plan. L'Acropole renfermait les Propylées, le temple de Nike Apteros, du Parthénon, ceux d'I^rechthée, d'Athéné Poliade et de Pandrose. La ville, qui s'étendait autour de l'Acropole, contenait les portiques du roi, les temples de Thésée, de Zeus Éleuthérios, d'Héphaistos, d'Aphrodite Uranie, d'Apollon Patroos, d'Ares, d'Aphrodite Pandémos, des Dioscures, des Euménides, le monument choragique de Lysicrates, la tour des Vents d'Andronikos Kyrrhestes, etc., etc. Nous avons indiqué dans notre plan la position des monuments qui subsistent encore par une teinte noire.

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