Ordre du portique du nord du Temple d'Ércclitliée
ISO. — yiiart du plan do la colomie.
faces est et sud sont de 2'" 60 environ plus élevées que les autres faces ; la façade occidentale, rappelant celle de l'est, offre des antes et quatre colonnes engagées, le tout s'élevant sur un soubassement qui compense ici la différence de niveau du sol. Knlre les colonnes enga-
LIVr.K l'r.KMlEH.
gées c'Iaiciil prati(]iiéos trois fcnC'tres. Aux angles iiurd-unesl cl siidoiiGSt s'élevaient deux salles, la première formée de six colonnes et la seconde de ces six supports magnifiques, appelés cariatides*. A l'est, il y avait dans l'Ercclithéion un sanctuaire séparé, comme on peut le voir dans le plan. Le reste du sol du temple se composait des dépendances en contre-bas du sol du sanctuaire au sud duquel il y avait un escalier
187. — Ornementaf.dii du liaut des colomics de l'Ereclithe'ion.
conduisant dans les parties basses. Un espace central à l'ouest du sanctuaire formait un hypèthre, derrière lequel se trouvait une autre salle à laquelle appartenaient les fenêtres dont il a été parlé plus haut. Cette dernière salle communiquait avec le portique du nord et le petit portique du sud où étaient les cariatides.
1. Vitruve, qui n'est ni architecte ni artiste, mais ingénieur, se perd souvent dans des petitesses de détail. Il rapporte une origine des cariatides de son invention. Comme il n'alla jamais lui-même en Grèce, il parle de ce pays par ouï-dire. Voici ses paroles sur l'origine des cariatides : " Carie, ville du Péloponnèse, se ligua autrefois avec les Perses pour faire la guerre à la Grèce. Les Grecs, ayant glorieusement mis fin à cette guerre par la victoire, voulurent marcher immédiatement contre les Cariâtes. La ville fut prise , les hommes passés au fil de l'épée , la cité détruite , les femmes traînées en servitude. Il ne leur fut point permis de quitter leurs longues robes ni les ornements de leur condition, afin qu'elles n'en fussent point quittes pour avoir servi au moment du triomphe, mais que, portant à jamais le sceau infamant de la servitude, elles parussent souffrir la peine qu'avait méritée leur ville. Aussi les architectes du temps imaginèrentils de les représenter dans les édifices publics placées sous le poids d'un fardeau, pour apprendre à la postérité de quelle punition avait été frappée la faute des Cariâtes '. " Il y avait dans le Péloponnèse deux villes du nom de Carya, l'une en Arkadie, l'autre en Laconie, mais toutes deux étaient trop petites et trop impuissantes pour admettre
' Vitruve, 1. i, c. i.
TEMPLf<: DE DKMKTKI', A KLKUSIS. 511
TEMPl.K SI' li 1, IMSS()3,
Le petit tem})le auiphiprost^le à (|iiatre colonnes élevé sur la rive méridionale de l'ilissos, auquel on a donni' diverses dénominations, telles que temple d'Arl('mis, d'Agroh'i'a, de Paiiops, de Tri])l()léine, était un monument ressemblant beaucoup au (emple dv. la Victoire sans ailes. Il était d'ordre ionique et d'ime grande élégance; sa (Xilla élait oblongue et non cai'rée comme au temple de la Victoire. Son architrave est simple, de l'ordre dorique, c'est-à-dire sans sid)divisions horizontales. Il y avait probablement des bas-reliefs dans la frise. La hauteur des colonnes était de S diamètres |, l'entre-colonnement de 2 diamètres; l'entablement avait plus de | de la hauteur des colonnes. La base de celles-ci est -déjà plus élégante et plus correcte que c(^lles du temple de la Victoire. Le tore supérieur est cannelé horizontalement, mais d'une façon plus accentuée que celui du temple de Nike Apteros. De centre en centime des colonnes d'angle, ce temple a 5"' 12 de largeur, et de centre en centre des colonnes de face à celles du fond, 18'" 86 de longueur. Cet édifice, qui existait encoi'e au xviii® siècle, a disparu ; il y a tout lieu de croire qu'il appartenait à la fin de l'administration de Kimon.