Paiisaiiias, I. i. ch. xx.wiii
MAISONS (lUKCOUKS.
pour ainsi diœ aucun renseignement sia- la disposition de la maison grecque; mais rien ne prouve (pie les habitations à nous connues à partir de cette époque fussent considérablement, difierentes de celles du temps de Solon et des l'isistratides. Toutefois, il y eut des modifications dans la maison grecque pendant le siècle qui s'écoula depuis le conmiencement de la guerre du Péloponnèse juscpi'à Alexandre. Ce sont les maisons de cette époque que nous allons essayer de restituer. Après Alexandre il y eut de très-grandes modifications dans la demeure des Grecs; mais jusqu'au règne de ce |>iin(e, elles ne furent que peu sensibles.
1!)4. — Maison gitcciue des tenu. s liistori(iues
((. Porte du vestibule ou corridor d'entrée,
a'jXtto; 6ûpa A. Cour ou péristyle de l'Aiidronitis, ou
habitation des hommes.
b. Portier, (.'. Ecuries.
d. Salles et idèces de l'Andronitis.
/'. Vestibule ou corridor se'jiarant et con-
duisant de l'Andronitis au Gynajkt
nitis.
('. Diverses deiiendances en salles et piée
du Gynœkonitis.
B. Cour ou pe'ristyle du Gyna3konitis.
<j. Portique ou salle spacieuse : Prostas. /(. Thalamos et l'Amphithalamos.
/. S.iUes a filer et de travail.
Il serait tout à fait oiseux de prendre pour type de la maison grecque les palais des héros chantés par Homère. Quand bien même les anciennes coutumes et les mœurs auraient été ébranlées et modifiées par les tourmentes violentes qui s'opérèrent pendant la migration des races, il faut tenir un compte plus large d'un autre côté de l'inlluence
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venue de i'ionie : en un mot, la maison grecque, dont-il est (luestion en ce moment, avait déjà été complètement métamorphosée. Ce fait découle suffisamment de ce que, dans Homère, l'habitation des femmes se trouve placée exclusivement dans l'étage supérieur, uTTôptiov, tandis que cela n'eut lieu postérieurement que par exception. Ce n'était à coup sur pas la règle générale, comme de nombreux auteurs le prétendent.
Cette liaison de l'androniiis et du gyna'konitis au rez-de-chaussée détermine l'ensemble du plan de la maison. Ensuite il faut remarquer encore que l'agglomération des habitations de ville donnait lieu à des modifications importantes dans la construction des maisons.
La maison qui nous occupe avait sur la rue ou la route une porte qui donnait accès à un corridor, sur un côté duquel étaient placées les écuries et les remises et sur l'autre la loge du portier. Ce corridor aboutissait au péristyle des honniies, sorte de cour à ciel ouvert, circonscrit des quatre côtés par un espace étroit limité d'un côté par des colonnes et couvert en appentis. Autour de cet espace, sorte de promenoir couvert, étaient placés les appartements du maître de la maison et les chambres habitées par la domesticité ainsi que les pièces servant à l'économie domestique.'
Au fond et au centre du péristyle de Wnulroiiitis il y avait un second corridor conduisant dans le fjynxlwnitis ou gynécée, habitation des femmes. Au centre de ce gynécée existait également un péristyle avec galerie, seulement au-devant et à droite et à gauche (voyez là figure n° 19^). Autour de ses trois côtés, étaient disposées les pièces destinées aux servantes ou esclaves du sexe féminin. Au centre, au fond, était placée une salle spacieuse appelée prostas ; à sa gauche était situé le thalamos, la chambre à coucher; à droite Vamphithalamos. Plus au fond encore et derrière ces pièces d'autres étaient destinées au travail des femmes.
On voit que la maison grecque de cette époque, ainsi que celle du temps d'Homère, était divisée en deux parties distinctes : l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes. On saisit dans cette disposition une des nombreuses expressions de la grande moralité des Grecs anciens. Les sexes n'y étaient point mêlés et confondus, comme ils le sont dans notre civilisation chrétienne, qui laisse vivre, pêle-mêle et dans des espèces de pièges à vertu, les hommes et les femmes.
Chez les anciens et surtout en Grèce, l'homme, revêtu de la dignité gouvernementale, n'était considéré comme représentant de la souverai-