‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 28 sur 298 · Clemeut d'Alexandrie. Stromales · texte numérisé non relu

Clemeut d'Alexandrie. Stromales

impair trois, qu'il réunit pour en faire un ensenil)le. Le nombre cinq considéré dans son rapport avec la dizaine apparaît comme le deminombre fracturé de cette dernière, il représente la perfection à moitié, au degré inférieur. Comme centre de la première décade, le nombre cinq représente aussi le centre de ce que la dizaine SNinbolise, c'està-dire l'univers , et en tant que la vie d'une chose sort de son centre, de son milieu, le nombre cinq est la source de vie ou l'âme du monde. Comme nombre impair, le nombre cinq se rapporte avec ce que nous avons dit du nombre trois. Nous avons déjà parlé du carré mystique des Indiens divisé en neuf carrés, et dont le centre contenait le nombre cinq. Les Indiens admettent cinq éléments comme puissances organiques de l'univers. Les Chinois aussi fonl ini emploi du nombre

cinq.

Parmi les nombres , disent-ils, trois répondent au ciel, deux à la terre, qui, pris ensemble, produisent cinq, et ce nombre prend le milieu, se place au centre, et tout autour se trouvent les huit autres , chacun à sa place, et dans le cercle des trigrammes. L'opinion des Orientaux sur les facultés organiques de l'univers, l'âme du monde, qui donne la vie, était intimement liée au nombre cinq dont se formaient les planètes. Chez les Perses, ces astres s'appelaient, après la lune et le soleil, Taschter, Mithra, Satévis, Venant, Haftorang'. Chez les Égyptiens aussi le nombre cinq était vénéré particulièrement.

Mercure, dit Plutarque, ayant joué aux dés avec la Lune, lui gagna la soixante-dixième partie de chaque jour ; de là se formèrent cinq jours, qui furent joints aux trois cent soixante et qui s'appellent encore aujourd'hui jours complémentaires chez les Égyptiens. C'est pendant ces jours qu'on célèbre la naissance des dieux ^.

Le nombre cinq, comme symbole de l'âme du monde, s'appelait voij;. Comme représentant la demi-perfection ou l'avant-degré de la perfection divine (la dizaine), il fut même nommé demi-dieu ^

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