‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 31 sur 298 · V. — DU NOMBRE DIX · texte numérisé non relu

V. — DU NOMBRE DIX

Le nombre dix termine la série des nombres primitifs et fondamentaux. Comme le système numérique consiste en décades, et que la première sert de type aux autres, qui se répètent à l'infini, l'essence du nombre s'est développée complètement dans la première décade, et sa signification a complété sa course. Le nombre dix , qui contient et qui réunit toutes les unités en lui, est, par conséquent, le symbole de V accomplissement de la perfection même.

Comme le nombre dix n'est pas, ainsi que les nombres trois et quatre, le représentant des deux idées fondamentales de toute religion et de toute réllexion humaine; comme le nombre dix, disons-nous, ne peut servir de symbole, qu'il indique plulî)t une qualité particulière et déterminée, qui convient à l'une ou à l'autre chose, à l'accomplissement ou à la perfection, son usage n'est naturellement pas aussi fréquent que l'emploi des autres nombres. Les exemples ne manquent cependant pas. Nous n'en citerons que quelques-uns : chez les Étrusques, l'époque du monde se divisait en dix périodes ; un oracle divin fixa une durée de dix siècles à l'état d'Étrurie. Les habitants du Thibet admettent dix régions du monde. En Egypte, Osiris poursuit sa course accompagné de neuf vierges qui s'occupaient de musique (l'harmonie) et de danse. En Grèce, Apollon Musagète dirige les neuf Muses. Chez les Romains nous voyons les centurions, les décemvirs et les décurions. Chez les Hébreux , les dix commandements de la loi de Moïse.

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