‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 57 sur 298 · Hérodote, 1. ii, ch. cxxv · texte numérisé non relu

Hérodote, 1. ii, ch. cxxv

do la ((ualrièmo dynastio nif-mpliile, fit former les temples de l'ancien ciilto cl inicrdil les sacrifices aux Ej,^\ plions : cela vent dire on d'antres termes c{ne sons son règne, et avec sa protection, il s'établit un nonveau dogme tliéologique. La connaissance des lois de la nature porta les Égyptiens à reconnaître la faculté génératrice du soleil et celle de la conception pour la terre. C'est l'attraction réciproque de ces deux grands êtres que les Égyptiens ont représentés sous l'image d'Hathôr, l'Éros des Grecs primitifs, rA|)hrodite des Hellènes postérieurs et qui figure dans le cortège des dieux ol\ ni|)i(jiies. Los pyramides d'Egypte sont des temples élevés en l'honneur d'isis, la Terre, le principe femelle: nous le répétons, elles ne sont ])oint exclusivement des tombeaux de rois comme on l'a ])r(''tondn depuis vingt-trois siècles.

Si Cliéops, en élevant la grande pyramide de Gizeh, ne s'était bâti qu'un tombeau, quelle nécessité y avait-il de supprimer le culte natio.nal établi? Si les pyramides n'ont été que des tombeaux, pourquoi les prêtres auraient-ils haï Chéopset son successeur? Les pyramides consacraient l'avènement d'un dogme théologique nouveau; voilà pourquoi le sacerdoce égyptien de l'ancienne école haïssait les deux rois constructeurs qui avaient embrassé le nouveau dogme. Les règnes des doux rois ont duré cent six ans selon Hérodote et cent vingt-neuf ans selon Manéthon '. Pendant ce temps, le culte de la nouvelle personnification d'une des facultés de Dieu et de la nature, le culte d'isis et d'Hathôr avait eu le temps de s'affermir et de se vulgariser. Mykèrinos rouvre les anciens temples ; et, quoiqu'il eût bâti lui-même une pyramide, il n'encourut pas la haine des prêtres. Au bout d'un siècle, la vieille école sacerdotale se soumit à la nouvelle. Les prêtres dirent à Hérodote que le corps de Chéops fut inhumé dans la grande pyramide ; mais ils ne lui dirent pas que la seconde pyramide fut un tombeau, parce que notre auteur dit expressément ^ qu'elle « n'a ni édifices souterrains, ni canal qui y conduise les eaux du Nil, comme cela existait dans la pyramide de Chéops. » De son côté, Diodore dit ^ que ces deux rois, frappés des menaces du peuple, ordonnèrent, en mourant, à leurs aflidés, de les enterrer secrètement et dans un lieu écarté, ce qui concourt à établir le fait que réellement aucun de ces deux rois ne fut enterré dans les pyramides." Or, la source où puisa Diodore, était l'ouvrage de Manéthon. Quant aux différents sarcophages trouvés dans

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