Plan gt^néral de Thôbes
1 Le Menephthéion ou palais de Kounia,
fondé par Séti Ifr ou Meiiephtha (Se tlios, Séthosis, Se'sostris).
2 Avenue de Sphinx, en ruine, dans la val-
le'e d'El-Assasif, conduisant à des constructions de Thoutmt's HI.
3 Le plus vaste tombeau de Thèbes, creusé
par Pétamounoph , hiero-grammate et prophète.
4 Temple d'Hathôr, élevd par Ptolémée IV
Philopator.
5 Le Rliamesséion de Rhamsbs H.
6 L'Aménophéion occidental d'Aniéno-
phis III , de l'époque la plus pure et la plus brillante du nouvel empire.
7 Temple-palais de Medinet-Abou bâti par
Rhanisès-iléiamoun.
8 Petit temple-palais de Thoutm&s III.
9 Gynécée de Rhamsfes-Méiamoun.
10 Hippodrome.
] 1 Palais de Louqsor bâtis par Aménophis III
et continués par RhamsbsII.
12 Palais élevé par Thoutmfes 1er etconstruc-
tions de Ptolémée-Philadelphe?
1" Temple de Khons (ou Chonsu) fondé par
Rhanisès III.
14 Grands temples et palais de Karnac.
15 L'Aménophéion d' Aménophis III.
16 Allée de Sphinx, de 1970 mttres de lon-
gueur,conduisant aux palais de Louqsor.
17 Enceinte en briques.
IS Bloc en pierre du règne de Rhamsès (V ) III selon Wilkinson.
19 Ruines d'un temple élevé par Améno-
phis III.
20 Puits creusés dans le roc.
A. Vallée de Biban-el-Molouk ou vallée des toijibeaux.
Les canaux l'urL'iit recreusés, l'agriculture et les arts encouragés, la religion et le culte rétablis. Les édifices sacrés se relevèrent de toutes parts, et un grand nombre des monuments qu'on admire encore sur les bords du Nil appartiennent à cette intéressante époque de restauration de l'Egypte par la sagesse, la science et la moralité de ses rois. Quelques peuples de l'Asie menaçaient le repos de l'Egypte : plusieurs rois égyptiens les repoussèrent et assurèrent ainsi la tranquillité de leur pays. La phase des guerres étrangères et de conquêtes commença en 1800 et se termina vers 1600 avant l'ère vulgaire. Le plus grand de ces rois guerriers est Sésostris ou Rhamsès II. Ces guerres ouvrent aussi l'ère héroïque ou féodale. Mais en Egypte la poésie épique ne se manifeste ni ne se conserve au moyen de rhapsodes et de l'écriture : la poésie héroïque s'inscrivit dans la pierre, sur les parois des monuments où les héros placent aussi leur statue ou font tailler et peindre leur figure.
Ce fut encore pendant les luttes avec les Hyksos qu'on commença à bâtir les gigantesques temples et palais de Thèbes. Sur la rive droite du Nil et sur une terrasse artificielle circonscrite par des briques et qui forme un rectangle oblong d'à peu près 6 kilomètres de pourtour s'élèvent les ruines d'une partie de ces monuments, auprès du village de Karnac. C'est là qu'était situé le principal temple de Thèbes, le temple national par excellence. Le sanctuaire avait été fondé dès le règne d'Osortasen 1'''" de la xn« dynastie, et les restes de son œuvre furent englobés dans les magnificences architectoniques construites dans la suite. Une grande allée, formée de deux rangées de béliers couchés et qui commence au bord de la terrasse, conduit à des propylées suivies de longues colonnades, de salles et de galeries, élevées avec le plus grand luxe de matériaux, en grès de couleur, en marbre magnifique, en granit rouge et noir. Le premier pylône de l'ouest, large de 115 mètres et de 14 mètres d'épaisseur, conduit dans une cour immense de 105 mètres de largeur sur 82° 50 de profondeur, entourée de colonnades dont les plafonds et les couvertures étaient supportés par des colonnes ; elles étaient toutes monolithes, chacune de plus de 22 mètres de hauteur. Un second pylône, situé à 82™ 50 du premier, conduit, au moyen de \ingt marches, aux ruines les plus imposantes de l'architecture ég\'ptienne, à une salle hypostyle immense de 52™ 50 de longueur sur 105 mètres de largeur, dont le plafond est soutenu au centre par douze grosses colonnes de 23 mètres de hauteur et cent vingt-deux colonnes moins gigantesques, distribuées en quatre
PALAIS de: karnac.
massifs de vingt-huit colonnes chacun, disposées sur sept rangs dans l'épaisseur de l'édifice. •