‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 86 sur 298 · Champollion, Lettres, etc., p. 21^^ à · texte numérisé non relu

Champollion, Lettres, etc., p. 21^^ à

2. Description de VÉijypte. Antiquités, t. III, pi. I et suivantes.

PALAIS DE LOUOSOR.

faut rapporter la décoration de la deuxième et de la septième de ces colonnes en suivant les deux rangées du midi au nord.

En sortant de la cour du Rhamesséion, l'axe des constructions change et tourne vers la gauche ou l'est. Une vaste cour, dont la longueur est incertaine, lie le palais de Rhamsès à celui d'Aménophis ; ensuite on traverse un autre pylône et on arrive dans un péristyle de Zi6 mètres de profondeur sur 52 mètres de largeur, entouré au nord, à l'ouest et à l'est, d'une double colonnade. Dans le fond est un portique couvert contenant trente-deux '■-%

colonnes. De cette pièce, on passe dans un emplace- 1-

ment divisé en plusieurs salles moyennes, ensuite dans une grande pièce dont le plafond est supporté par quatre colonnes. Vient enfin le sanctuaire avec ses dépendances. Il a probablement servi de chapelle royale, et n'est décoré que d'adorations d'Aménophis aux deux triades de Thèbes. Dans cette salle, dont le plafond existe encore, est un second sanctuaire emboîté dans le premier : il a été bâti par Alexandre, fils d'Alexandre le Grand. On ne trouve que cette seule partie moderne dans le vieux palais d'Aménophis, et dans la salle qui précède le sanctuaire une pierre d'architrave qui, ayant été renouvelée sous un Ptolémée , est ornée d'une inscription où se lit le nom de ce Lagide' .

Ailleurs qu'à Thèbes, dans la Basse-Egypte aussi bien qu'en Nubie, on trouve des témoignages de l'activité architectonique des rois de la xvin^ dynastie; là, on voit des stèles, des obélisques et des monuments qui datent de leurs règnes , ainsi que beaucoup d'autres vestiges historiques. Ce fut surtout Thoutmès III qui se distingua dans l'édification de palais et de temples.

Du règne de ce roi datent deux obélisques d'Alexandrie, situés presque à l'extrémité du nouveau port; ils sont en granit rose : l'un des deux est encore debout, l'autre est renversé. Ce sont ces obélisques qu'on nomme communément les aiguilles de Cléopâtre. Ces deux monolithes faisaient partie d'un temple élevé par Thoutmès III soit à Memphis , soit à Héliopolis ; ils furent transportés à Alexandrie

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