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Cordon du second étape

— Furme des liossafres.

a donné 10 mètres de hauteur au rez-de-chaussée, 7'", 25 au premier

étage et 4'", 75 au second : le calcul de l'architecte a ainsi aidé à l'eftel

perspectif. La large cour du palais, entourée

d'un péristyle, commandé par le besoin d'om-

^ hre et de fraîcheur, ne manque pas dans ce

•| Il II II II II r palais comme réminiscence de l'atrium ro-

J main : dans la suite on retrouve cette cour

dans tous les palais d'Italie de répoc[ue ; de

Florence elle est passée en France et ailleurs.

En l'année 1659 le ci-devant palais Médicis

fut acheté au duc Ferdinand II par Gabriel

Riccardi. Depuis 1814 il est propriété de

l'État.

En l'année 1440, Brunelleschi fut chargé par Luca Pitti de lui élever un palais à Florence, d'une magnificence vraiment royale. •Jamais on n'avait vu de simples citoyens construire un palais sem- Llable, dit Machiavel : aucun moyen extraordinaire n'était épargné pour venir à bout de son entreprise. Non seulement la cité et les particuliers lui faisaient des présents, et lui fournissaient tout ce qui pouvait lui être utile pour ses constructions, mais encore des communes voisines et des peuples entiers lui offraient des secours. Dans les démêlés politiques de Florence, Luca Pitti tomba dans la disgrâce de ses concitoyens. Les ouvriers qui travaillaient au palais à Florence et à celui de Rucciano, à un mille de la ville, les abandonnèrent. Les bienfaits qu'il avait reçus autrefois se changèrent contre lui en reproches et les honneurs passés devinrent pour lui un sujet d'opprobre. Ceux qui lui avaient donné en présent quelque

objet de prix le redemandèrent, comme si ce n'eût été qu'un simple prêt. Les héritiers de Luca Pitti, faute d'argent, furent obligés, afin que le palais ne tomJjât point en ruines, de le vendre en l'année

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b. — Palais ritli, à Florence.

1549 à Éléonore, duchesse de Florence, femme du duc Gôme I". En Tannée 1568, le palais Pitti fut remanié et continué par Ammanati, architecte et sculpteur florentin.

Brunelleschi mourut en 1446, six ans après le commencement d'exécution du palais qui, sans les deux ailes sur la place Pitti, a 180 mètres de longueur et 38 d'élévation : le second étage n'a (pie 106 mètres de longueur. Il y avait primitivement dix grandes fenêtres à plein cintre, dont la transfiguration est due à Michel-Ange ; la porte d'entrée principale est sur l'axe du monument. Le rez-de-

chaussée est percé de douze petites fenêtres rectangulaires de 2^,75 de hauteur, dont l'appui est à une élévation de 7"%00 du sol. Au premier étage il y a vingt-trois fenêtres circulaires et au second seulement treize. Les deux cordons qui séparent le rez-de-chaussée du premier étage et celui-ci du second, sont fort simples et se répètent en guise de corniche. Ces cordons se composent d'un petit cavet, d'un petit filet, d'une doucine, d'un autre filet, d'un tord et enfin d'une large bande. Au-dessus des cordons et de la corniche régnent des balustrades composées de petites colonnes ioniques cannelées : ces balustrades ont O'^jQS de hauteur. Toute la façade est ornée de bossages terminés sur leurs faces par un quart de rond. A l'exception des petites fenêtres rectangulaires du rez-de-chaussée, les archivoltes de toutes celles de la façade présentent des bossages, dont le contour extérieur d'ensemble forme une ogive obtuse.

La construction du palais Pitti fut confiée aux soins de Luca Fancelli, architecte florentin. L'effet général du palais Pitti est très sévère, monotone, il semble plutôt être une prison qu'une habitation princière : son architecture est froide et ne réveille aucune sensation agréable. C'est plutôt la conception d'un simple constructeur que l'œuvre de l'imagination d'un artiste qui sait donner un charme à ses créations en y introduisant des sujets décoratifs que l'œil saisit et qui émeuvent l'esprit.

La coupole de Sainte-Marie des Fleurs, ou Dôme de Florence est due, comme on sait, à Brunelleschi. Le dôme avait été commencé par Arnolfo di Gambie en 1298 : avant de mourir (13001 il put voir bander trois des principaux arcs qui soutiennent la coupole actuelle : il laissa le dôme avec les voûtes de la nef achevées. Cent vingt-deux ans après sa fondation, en 1420, on commença à le terminer en élevant la célèbre coupole. Les points d'appui laissés par Arnolfo parurent assez solides à Brunelleschi pour pouvoir y élever sa coupole projetée. Il s'assura qu'il était impossible d'appliquer à la coupole les voûtes à plein cintre; il résolut donc de construire une coupole à huit pans ou octogone et en ogive. Le tambour qui supporte la voûte a également été conçu par Brunelleschi. Enfin cette œuvre gigantesque fut achevée en 1434 : l'architecte la termina en quatorze années.

La coupole de Brunelleschi est la première dans son genre : elle est composée de deux coupoles, une intérieure et l'autre extérieure

qui doit garantir la première : elle a été construite sans cintres ou charpentes courbes pour la construction des voûtes et sur lesquelles sont posés les voussoirs qui les constituent. Brunelleschi avait conçu le projet de la lanterne qui termine la coupole. Elle fut exécutée par Giuliano da Maiano*, qui succéda à Brunelleschi dans la direction des travaux du dôme. La lanterne ne fut terminée qu'en 1456, douze ans après la mort de Brunelleschi.

La distance du sol à la naissance du tambour est de 42"', 30, la hauteur du tambour est de 13'", 25. La hauteur totale de la coupole est de 90 mètres, son diamètre est de 42"',40. La hauteur extérieure de la lanterne est de 26 mètres et son diamètre intérieur est de 6 mètres.

Brunelleschi avait fait ses études techniques sur les monuments antiques de Rome. Sa coupole, qui offre déjà des traces de renaissance, a été conçue par lui dans une parfaite harmonie avec l'œuvre d'Arnolfo di Gambio; les formes qu'il adopta ne sont point encore condensées en un système fixe ; il employa la forme ogivale pour la coupole, qui lui était pour ainsi dire donnée par le style de l'édifice. Mais à l'extérieur, où il avait toute liberté, il appliqua les formes que lui donnèrent ses études, lesquelles étaient plus celles d'un mathématicien et d'un constructeur que d'un architecte à ressources abondantes de l'imagination. Chez lui, les lois techniques primèrent sur le goût et l'imagination de l'artiste.

L'église du Saint-Esprit à Florence est l'œuvre de Filippo Brunelleschi, qui commença à la bâtir en 1433, après un incendie qu'il ne faut pas confondre avec celui de 1471. La nef, le chœur et le transsept forment une croix latine parfaite. San Spirito a 87'", 70 de longueur dans œuvre, celle du transsept est de 49 mètres. Le chœur se termine carrément, comme à l'église Saint-André de Verceil. La nef a neuf travées, chacune de 6'", 35 de longueur d'axe en axe des colonnes, sur 12'",65de largeur, également d'axe en axe des colonnes. Du sol au-dessus du tailloir, les colonnes ont 9"', 75 de hauteur; leurs chapiteaux sont de l'ordre corinthien; au-dessus s'élève une portion d'entablement complet; imitation d'un détail des bains de Ga-

1. Cet ai'cliitecte enloura les œils-dc-bœuf de la coupole d'incrustations <^n marbres noirs et blancs, et conslruisit les pilastres de marbre sur lesquels Daccio d'Agnolo éleva plus tard l'arcbitrave, la frise et la cornicbc.

racalla à Rome. Les collatéraux n'ont que 5'", 75 de largeur. L'église est enceinte d'un mur de 3'", 60 d'épaisseur dans lequel sont pratiquées de petites chapelles circulaires. Les colonnes de la nef sont reliées par un arc plein cintre, orné d'une large archivolte formée de moulures plates. Au-dessus des archivoltes règne uneutaLlement: vient ensuite le mur supérieur de la nef, percé de petites fenêtres à plein cintre, semblables à celles des chapelles de la nef. La hauteur de la nef jusqu'au pied de la charpente est de 26 mètres, et jusqu'au faîtage de la charpente 28'", 25. Les bas côtés seuls ont des voûtes qui sont en berceau : la charpente est apparente dans la nef, La coupole sur l'intersection de la nef avec le transsept est circulaire : elle a 33"', 30 d'élévation du sol au pied de la lanterne.

En 14-2 5 on posa la première pierre de l'église de Saint-Laurent; elle a la forme d'un T et sa longueur dans œuvre est de 78 mètres et 30 de largeur. La partie transversale avec le chœur au milieu a 69"', 90 de longueur. Il y a huit travées dans la nef, de chacune 7"',05 de longueur d'axe en axe des colonnes, sur 11"', 55 de largeur.

En entrant par la porte principale, on a devant soi une longue et noble rangée de colonnes corinthiennes à droite et gauche qui supportent des arcs plein cintre ; au-dessus de ces arcs règne un entablement continu % surmonté d'un mur, percé d'étroites fenêtres àplein cintre: le tout est terminé par un plafond plat en charpente, à compartiments. Les bas côtés ont des voûtes d'arête. A l'extérieur des bas côtés il existe une suite de chapelles d'une exécution un peu brutale. Au-dessus de ces chapelles latérales, dans les voûtes d'arête demi-circulaires des collatéraux, il existait, à l'origine, des fenêtres à plein cintre (circulaires), actuellement bouchées. Cette disposition de deux rangées de colonnes, qui divise l'édifice en trois parties inégales, est celle des basiliques antiques, copiée plus tard pour les églises chrétiennes primitives. Dans certains de ces monuments, les colonnes étaient ornées au-dessus de leur tailloir d'un entablement; dans d'autres, les colonnes supportaient des arcs. Brunelleschi paraît avoir particulièrement admiré le système des arcs qu'il a souvent imité. Il en avait un exemple à Florence même, dans la petite église des SS. Apostoli, de la fin du douzième siècle. Le

1. Brunellesclil en avait un exemple clans l'cglisc de San Miniato.

ECOLE TOSCAiNE.

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