lA-laiouilly. l. II, pi. lOr
ECOLE ROMAINE. Ikl
à l'aspect et à l'étude dos monuments romains de l'antiquité, car tous les monuments de ce style trop surcliargé, ont un caractère classique sans exception. Il faut remarquer que l'architecturo des monuments de Rome antique en général, des plus beaux mémos, n'a jamais atteint cette élévation de l'art que manifestent les édifices de la Grèce de sa belle époque, celle qui est contemporaine de Périklès. Mais ces monuments et môme ceux de Pœstum et de la Sicile étaient encore complètement ignorés au seizième siècle en Italie et n'eurent par conséquent aucune influence sur le développement do l'architecture dans la péninsule.
Les œuvres d'Antonio da 8an-Grallo qui api'ès la mort de Poruzzi jouit d'une grande célébrité à Home, comme le premier de ses architectes, témoignent déjà très clairement d'une décadence complète et future de l'architecturo. Son église à coupole de San Maria di Loreto à l'exception de son dôme octogone, n'offre nullement de belles formes ; on y voit dos frontons ta jour, une ornementation grossière et de mauvais goût aux cliambranles des portos et des fenêtres. Dans le projet de San-Gallo pour Saint-Pierro on remarque également un style surchargé. Le palais Farnèse ', dans lequel on rencontre cependant une décadence de goût et qui est néanmoins réputé pour un des plus beaux de Rome, n'a point été terminé par l'architecte primitif, mais par Micliel-Ange et Giacorao délia Porta. San-Gallo est l'auteur de la sala regia du Vatican, sous Paul III (de 1534 à 1549'l, vaste salle de 35 mètres de longueur sur 12 de largeur. Son œuvre capitale, le palais Farnèse à Rome, est une conséquence du style ancien des palais florentins, la décoration extérieure des fenêtres est peut-être un peu lourde. San-Gallo est l'auteur du palais Saechetti-.
Les architectes qui précédèrent Michel-Ange s'étaient conformés dans la composition des ensembles aux exigences essentielles observées dans les monuments antiques : ils avaient fait prévaloir le caractère pittoresque de leur époque par une naïve élégance des détails. Michel-Ange a eu la plus puissante mais non la plus heureuse influence sur l'architecture italienne, influence qui se répandit aussi après lui sur celle des autres pays de l'Europe. Au rebours ûe ses prédécesseurs en architecture, il basait ses compositions sur l'effet pittorescfue, et malgré la grandeur de ses conceptions architecturales