Lelarouilly, t. Il,, pi. 205 ù
forte; Vignole a Leaucoup contribué, au dix-septième siècle, à la rendre émoussée, lâchée et molle.
Les Italiens ont le mérite d'avoir commencé la Renaissance, dès la fin du quatorzième siècle, quoique les sciences fussent vers ce temps dans un déplorable état. Les moines et les cléricaux avaient fait de la culture intellectuelle leur propriété exclusive ; ils furent cependant incapables de la faire progresser. La prise de Gonstantinople par les Turcs amena l^on nombre de savants grecs en Italie, qui surent, eux, y répandre les œuvres de l'antiquité, échappées à la colère et à la vengeance de la barbarie chrétienne. Ces Grecs savants, enseignant dans des cours publics l'existence de ces chefs-d'œuvre littéraires, émancipèrent la société de l'ignorance où l'Église l'avait laissée croupir, et nécessairement les artistes ne furent pas les derniers à profiter des œuvres des poètes et des philosophes de l'antiquité hellénique. De là cette longue suite d'artistes distingués dont nous venons d'examiner les œuvres d'architecture.