Son histoire par M. E. Labat. Paris, IB44, in
du Luxembourg, par l'architecte Salomon (et non Jacques) Debrosse, commencé en 1615; le portail de Saint-Étienne-du-Mont, de 1610, la façade de Saint-Gervais, par Clément Métezeau et Debrosse, de 1616, qui reconstruisit aussi, en 1622, la salle des pas perdus du Palais de Justice de Paris. L'élégant portail de la petite église de Hue!, dont Lemercier fut l'auteur, a été élevé par le cardinal Richelieu. Bassompierre dit, dans ses mémoires, que l'inclination du roi Louis XIII n'était point portée à bâtir, et que les finances de la France ne seraient pas épuisées par ses somptueux édiûces. Ce prince éleva à Versailles, en 1627, le petit pavillon en brique et pierre qui forme le centre de la cour de marbre, et que Bassompierre appelle ehétif. Ce pavillon est peut-être de Clément Métezeau, qui était alors architecte du roi. En 1624, Louis avait posé la première pierre des constructions qu'il entreprit au Louvre. Son architecte, Lemercier, construisit le grand dôme de l'horloge, la suite de l'aile occidentale, le pavillon de l'angle nord-ouest et une partie de l'aile septentrionale. L'église Saint-Paul et Saint-Louis, rue Saint-Antoine, fut élevée de 1627 à 1641 par le père jésuite français Derrand, dans un style prétentieux et niais, surchargé de détails et d'ornements. Richelieu , avec ses tendances extérieures de grand seigneur, n'était qu'un faux gentilhomme , qu'un niveleur de mauvais aloi : il abattit les grandes races, bonnes ou mauvaises, indistinctement, et par là il anéantit les traditions, la science de la vie politique, et, tout en détruisant la noblesse , il a spolié les classes travailleuses au profit de la richesse imbécile et malhonnêtement acquise ; il fut le grand promoteur de l'esprit bourgeois. Si Descartes, nature abstraite, latine, porté aux combinaisons systématiques, négligeant les méthodes expérimentales, ne suivant qu'un à priori qu'il a inventé, sans scrupule des phénomènes naturels, si Descartes a nui à la philosophie et à la vérité, par voie de conséquence il a eu une influence funeste sur le goût de son époque. 11 était entré dans le grand mouvement scientifique en faveur de l'antiquité, que la Renaissance avait amené; mais il n'en saisit qu'un côté, le côté mathématique; aussi les monuments élevés à la suite de la propagation de ses doctrines sont-ils froids comme des ligures de géométrie; plus tard les académiciens devaient encore les dépouiller d'une certaine grandeur pour les faire dégénérer en une niaiserie étonnante. Par l'action morale des principes politiques erronés du premier de ces deux hommes, et de l'idéologie creuse du second, les développements pra-