JULES CÉSAR
sur le pseudo-Perséc, roi de Macédoine. Il bàlit un second temple dédié à Junon; l'autre ('-fait consacré à Jupiter Stator. L'exemple de Métellus ne resta pas sans imitateurs. Sylla fit transporter à Rome des colonnes du temple dj Jupiter Olympien d'Athènes, ainsi que les linteaux en bronze, pot:r orner le temple de Jupiter Capitolin, que plus tard Catulus fit couvrir en tôle dorëe. En lOi, Marins, vainqueur des Cimbres et des Teutons, éleva un temple en l'honneur des divinités Honos et Virtus; C. Mutius en fut l'architecte. Après Cossutius, qui bâtit pour le roi Antiochos Épiphane le temple de Jupiter Olympien à Athènes, cet artiste fut le premier citoyen romain qui commença à rivaliser avec les architectes grecs; peut-être était-il l'élève d'Hermodore de Salamine, qui éleva les premiers temples de quelque importance à Rome A Prameste, Sylla dédia un temple à la Fortune : c'est le premier dont le sol fut orné de mosaïques1. Métellus le Macédonien fit élever encore un portique orné de statues rapportées de la Macédoine 3.
Parmi les monuments qu'on érigea ensuite à Rome dans un meilleur style, on remarque ceux érigés par Pompée : le temple de la Vénus Victrix et celui de Minerve, ainsi que quelques autres *. Lucullus consacra un temple à la Félicité5. Paul Émile construisit, en Tannée 5h avant l'ère vulgaire, la magnifique basilique qui a porté son nom, et qui est la septième : elle ne fut inaugurée qu'en l'an 3A. César, consul à cette époque, avait donné à Paul Émile, pour le gagner à son parti, la somme énorme de 1500 talents , pris sur le butin fait sur les Gaulois. Les colonnes de cette basilique étaient en marbre de Phrygie.
Sous Jules César, Rome ne se distingua pas par l'édification de monuments d'architecture. César, qui nous apprend* qu'il descend d'Assaracus {de la famille de Priam, dans laquelle était entré du sang sémitique) avait tous les appétits et les tendances d'un arabe. Aussi s'efforça-t-il de réunir en un faisceau toute la puissance des nations de . race latine pour l'opposer aux peuples d'origine ariane; il nourrissait un profond ressentiment contre les Germains. Guerrier et conquérant, sans but noble, le sentiment du beau et du vrai, indispensable à l'art, n'existait pas dans son âme. Son ostentation et sa vanité ne lui lafs-
1. 3t. 5iTt <Stfài*tc ut ©aufunft iti tcn Vttcn, t. II, p. 214.
2. Pline, Hitt. nat., 1. xzxvi, ch. xxv-i.xiv. — 3. Velléius-Paterculu*, l. I, cb% XII.
4. Dion Cassins, 1. xlix, p. 416. — Pline, Hi$t. nat.t I. xxxvi, ch. xv.