LUIS MORALES
FiG. 520. — J. Pantoja de la Cruz.
Philippe II.
(Mtisée du Prado.) (Cliché Lacoste.)
(Séville. 1649) et divers fragments de la Descripciôn Je los
retratos auténlicos Je ilustres y
menwrahles personajes. C est à
titre de dessinateur et de peintre
de portraits (hg. 514), d'auteur
de grandes fresques, de poly-
chromiste de statues et, surtout,
d'excellent professeur, que Pa-
checo est célèbre comme artiste.
11 est également connu pour avoir
ete le maitre et le beau-père de
\ elasquez.
A la tète des artistes qui
préparèrent l'avènement de l'école nationale, on doit placer
Alejo Fernândez, un Cordouan
qui mourut à Sëville en 1543,
Luis Morales, Francisco et
Juan de Ribalta, le licencié Juan de las Roelas, Juan del Cas-
tillo et Francisco Herrera. Luis Morales (Badajoz, vers 1509-
1 586), surnommé el Divino (le
peintre des ligures divines), personnifie les tendances qui se manifestaient autour de lui. Son style un peu grêle rappelle celui des primitifs flamands, et pourtant l'artiste est hanté par le souvenir des œuvres de Michel-Ange.
Dans sa première manière.
Morales aborde les grandes compositions. Plus tard, il montre une prédilection marquée pour des sujets restreints : une ou deux figures à mi-corps (fig. 516). Le trait y est net ; le dessin, d'une élégance suprême ; le coloris, fin et délicat ; l'expression, intense et pénétrante.
Francisco de Ribalta (Castel-
Fig. 521. — Le Gréco.
Sainte Famillk.
(Collection de Wames. Budapest.)
(Cliché Thomas.)
ESPAGNE
lôn de la Plana, vers 1551- 1628) se rattache à l'école du Corrège et de Schidone, en Italie, et de Juan de Juanes, à Valence (sup., p. 245), comme le montrent le retable de Carcagente et le Jesucristo difunio en brazos de dos dngeles du Musée du Prado. Il étudie le clairobscur, cherche à modeler les figures en les présentant d'un seul côté à la lumière et, comme conséquence, substitue le jour d'atelier au jour de plein air.
Cette innovation fut alors tenue
FiG. 522. — Le Gréco. — Enterrement
DU Comte dOrgaz {Fragment).
(Sanlo l'orné, Tolède.)
pour un progrès.
Francisco de Ribalta cultiva
chez son fils un tempérament encore plus personnel et plus hardi que le sien. Juan de Ribalta mourut à trente et un ans. Il lais-
sait une suite de beaux portraits dont la majeure partie se trouve au musée de Valence.
Le licencié Juan de Ruelas dit de las Roelas (Séville 1 559- Olivares 1625) fit de fortes humanités, reçut les ordres et, cédant à son goût pour les arts, fut étudier la peinture à Venise, dans l'atelier du Tintoret. Il se distingue par l'harmonie chaude du coloris, par son habileté à distribuer les ombres et la lumière et se recommande aussi pour avoir formé Zurbarân.
C'est à ce même titre de professeur et parce qu'il eut comme élevés Alonso Cano et Bartolomé Estéban Munllo que nous connaissons Juan del Castillo (Séville 1584-Cadix 1640), un camarade d'atelier de Pacheco.
H errera dit el Viejo (Séville 1 576-Madrid 1656) pour le dis-
FiG. 523. — J. DE RiBERA.
Martyre ok Saint Barthélémy.
(Musée du l'rado.) (Cliché .\iiderso)i.)