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PEDRO ROLDAN

FiG. 5i6. — Luis de Morales.

La Vierge et le Divin Enfant.

(Musée du Prado.)

(Cliché Hachette.)

(hg. 509. comp. fig. 366) attribuée

aussi a Diego de Pesquera. Les

trois générations sont réunies dans

une composition pleine de charme.

Bien au-dessus de José de Mora,

se place un autre élève de Cano,

Pedro de Mena, l'auteur du Saint

François J\4ssise de la cathédrale

de Tolède, d'une Sainte Marie

Madeleine (fig. 511) et d'autres

œuvres justement renommées.

A l'époque où fleurissait l'école

de Grenade, Pedro Roldan ( 1 624-

1700) perpétuait à Séville les

grandes traditions de l'atelier de

Montanés. Elles revivent dans le

retable de la paroisse de l'église

métropolitaine de Séville et dans

celui de l'hôpital de la Caridad. Le

retable de la Caridad (fig. 510) représente la mise au tombeau.

Le Christ et les figures placées autour du Saint Sépulcre sont

traitées en ronde-bosse; celles des derniers plans se détachent

à peine du fond. C'est un morceau unique. Il est juste d'ajouter que le bas-relief fut peint par Juan Valdés Leal (/n/., p. 278) et que Murillo {inf. , p. 275 à 277) aida le polychromiste de ses conseils, sinon de son pinceau.

En même temps que Pedro Roldân, vivait à Séville Juan Antonio Gixon, l'auteur d'un Cristo de la Espiraciôn (Christ Agonisant), qui est, lui aussi, une perle de l'art chrétien (fig. 512).

Le Sud, comme le Nord, eut des sculpteurs d'argent et de bronze. Vers l'époque où Bartolomé Morel faisait pour la cathédrale de Séville le Tene-

Fig. 517. — SAnchez Coello.

Don Carlos.

(Musée du Prado.)

((Aiché .\nderson.)

ESPAGNE

FiG. 5i8. — SAnchez Coello.

DONA ISABEL ClARA EuGENIA.

{Musée du Prado.) ((Cliché Lacoste.}

brario (1562) — lampadaire en éventail haut de huit mètres et décoré de quinze figures — et la statue colossale de la Foi qui surmonte la Giralda (1568), un artiste inconnu — peut-être un Italien — exécutait en bronze vénitien la dalle tumulaire de l'ambassadeur Lorenzo Suarez de Figueroa (fig. 513). C'est une œuvre que Torrigiano aurait pu signer.

Tandis que de nombreux peintres espagnols instruits à l'école des maîtres florentins et lombards retournaient dans leur patrie, Charles-Quint et Philippe II appelaient à leur cour

des artistes italiens et flamands. Au nombre de ces derniers, était, notamment, Pedro Campana ou de Kempeneer (1503-1580), l'auteur de la fameuse Descente de Croix de la cathédrale de Séville exécutée durant les vingt-quatre ans qu'il vécut en Andalousie

(fig. 515). Sous cette double influence, se formèrent trois écoles de méthode, de tendance et de tempérament distincts. La première est caractérisée par l'instruction générale que possèdent ses membres. La seconde réunit les réformateurs. La troisième comprend les peintres de portraits.

Les maîtres de la première école sont Pablo de Céspedes (1538-1608), Vicente Carducho (Carducci- Florence 1 578- Madrid, 1638) et Francisco Pacheco (Seville, 1571-1654), de qui l'on a El arte de la pintura, su antigiiedad j; grandeza

Fig. 519. — SAnchez (Coello.

DoNA Catamna Micaela (?).

{Musée du Prado.)

(Cliché Lacoste.)

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