ÉPISCOPALE
{Col. du cardinal Moreno.)
FiG. 557. — Enrique de
ArFE. — CUSTODIA d'argent
DORÉ. (Calh. de Cadix.)
FiG. 559. — A. Suarez.
CUS'IODIA l>'AK(iKNT.
ESPAGNE
FiG. 56o. — Enrique de Apfe.
(>USTODIA DAHGKNT
(San Benilo de Sahagun.) (Cliché Lacoste.)
d'une œuvre sortie d'un atelier de Séville. D'autre part, Fernândez Navarrete (Logroiïo 1 526-Tolède 1579), connu sous le iurnom de el Mudo {le Muet) ou du Ticiano espanol et qui, effectivement, introduisit en Espagne l'opulente palette des Vénitiens, appartient à l'école de Madrid, où il n'eut pas d'imitateurs et fut sans influence sur l'école de Séville, qui avait déjà trouvé sa voie. Dans une certaine mesure, c'est encore le cas d'un élève du Tintoret, Juan de Roelas \sup., p. 264, 270), puisque Zurbarân, son disciple favori, fut le plus personnel des peintres espagnols.
En vérité, pour comprendre les affinités entre les écoles de Venise et de Séville, il faut tenir compte de ce qu'elles eurent un plus long conta'ct
avec l'Orient que celles des autres villes de l'Italie et de l'Espagne.
L'importance trop négligée des origines et la prédominance exagérée accordée à des contacts fortuits pour expliquer des ressemblances saisissantes ont conduit les auteurs, qui ont pour le Gréco un enthousiasme où la littérature a plus de part que la critique, à magnifier le rôle du maître de Candie. Ils en font l'intermédiaire des Vénitiens et lui attribuent une influence décisive, mais à mon avis très contestable, sur les peintres sévillans, notamment sur Vélasquez.
D'abord si le Gréco fut un disciple du Tintoret, il en trahit
l'io. 56i. — Juan de Benavente.
CUSTODIA DAHGENT.
(C.alhédrale de Palencia.) iCliclic Lacnsic.)