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LE GRECO ET VÉLASQUEZ

FiG. 562. — Croix

PROCESSIONNKLLE.

(Cathédrale d'Aslorffa.)

(Cliché de railleur.)

renseignement et reconquit sa personnalité greco-byzantine après son arrivée à Tolède {sup., p. 281) ; puis, il n'explique pas Pedro Sânchez ; enfin Velasquez, charge par Philippe IV de disposer les peintures de l'Escorial, ne donna de place prééminente à aucun tableau du Gréco. Ladmirant sans reserve, jusqu'à s'en inspirer, il eût. sans doute, agi d'une manière différente. Au surplus, l'œuvre entière comme la vie des deux grands maîtres sont trop dissemblables pour qu'une filiation artistique puisse être mise en question. Une seule fois, dans le portrait du comte de Benavente (musée du Prado), Velasquez montre une nervosité et introduit une distribution de lumière inaccoutumée chez lui et habituelle chez le Gréco ; mais cette figure exceptée, il se distingue de son aîné par des caractères décisifs, alors même que le sujet invite a des compositions comparables. La remarque s'applique au Couronnement de la Vierge du Gréco, ce joyau précieux de la collection Pablo Bosch, que l'on compare avec insistance à une toile du musée du Prado où Velasquez a traité le même sujet. Autant vaudrait prétendre que l'un et l'autre se sont inspirés du tableau d'Albert Diirer ou de tout autre peintre italien ou flamand consacré à cette représentation.

En vérité, le Gréco est mystique, idéaliste, étincelant, fantasque, passionné, dramatique ; Velasquez est réaliste, lyrique, calme, harmonieux, pondéré. Le Gréco prodigue la lumière ; Velasquez la distribue comme une matière précieuse. Le

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