PONTS ET AQUEDUCS SASSANIDES
à Ninive. Après la défaite de l'empereur Valérien par Chapour (240- 271 de J.-C), les Perses avaient fait un grand nombre de prisonniers.
La tradition veut que, parmi eux, il y ait eu des ingénieurs qui aidèrent à construire les ponts de Dizfoul et de Chouster (Susiane). Les piles du pont de Dizfoul, qui toutes sont restées debout, dénotent en effet une influence occidentale (fîg. 40). Mais, à Chouster, Tirrégularité du pont-barrage (600 m. de long) semble l'exclure (fig. 39).
Les ouvrages qui témoignent d'une manière certaine en faveur de la science et de l'habileté technique des Perses sont ces immenses aqueducs souterrains {canots, en persan) connus des historiens de l'antiquité classique et que la nature très perméable des couches superficielles force les habitants à creuser pour aller chercher les eaux sousjacentes et les amener par une pente douce jusqu'au niveau du sol. Quelques-uns de ces canots ont 60 et 70 m. de profondeur à leur origine et sont longs de
80 à 90 kilomètres. ^^^^^^^^^^mjmfr,.s.^j^^^^^^i^^^-Y Citons encore les canaux d'amenée et de fuite percés à Chouster dans le rocher pour mettre en communication les biefs amont et aval du fleuve et profiter de la chute créée par le barrage, l'aqueduc qui alimentait d'eau douce le
peJais de Kasr-e Chirin,
1 "i. £ - J 1 FiG. 45. — Roi et reine sassanides.
les puits ronces dans le ,, ^
' . j 1» Entre les monarques, le prince héréditaire.
roc pour donner de 1 eau Nakhch-è Roustem.
aux garnisons des forts (CUché de fauteur.)
ESPAGNE
FiG. 46.
Palais de Mchatta.
i) knsembi k.
(Cliché (Irulcschc \'ii>la/:^''sbiich Hoiiilein
Vue
qui défendaient la haute passe de Chiraz et, dans les Zagros, des routes à flanc de montagne dont la chaussée était en partie assise sur des remblais limités par un mur de soutènement avec adjonction de contreforts et de parapet.
Les figures en ronde bosse remontant à 1 époque sassanide sont rares et peu importantes. En revanche, les bas-reliefs rupestres présentent de sérieuses qualités. Jirdéchyr Babégan transmettant la couronne à son fils Chapour (fig. 42) et le Triomphe de Chapour sur Valérien (fig. 43) ont de la majesté et de l'ampleur. ]J I nvestiture de Cyriadès imposé par Chapour à l'armée romaine est un morceau bien groupé? d'un dessin souple et d'un modelé habile. Un Combat de cavaliers bardés de fer se signale, en outre, par la fougue de la composition (fig. 44) et l'/ntronisation d'une reine, par la représentation exceptionnelle d'une princesse perse (fig. 45).
La majorité de ces sculptures est à Nakhch-è Roustem (prés de Persépolis), au-dessous des tombes des Achéménides ; d'autres se trouvent à Chapour, sur la route de Chiraz au golfe Persique. Le Tag-e Bostàn (fig. 49, 60) est également couvert de basreliefs représentant Khosroès 1 1 (591-628) armé en guerre et des scènes de chasse.
Sur ces diverses œuvres, les Perses sont reconnaissables à des mitres et à des turbans énormes, à de larges pantalons,
Fig. 47. — Palais de Mchatta.
DÉTAIL nu SOUBASSEMENT.
(Cliché (jroteschc Vivlagsbuch Howlebig.)
FiG. 48. — Coupe de Khosroès.
(Cliché Hachette.) (Bibliothèque Nationale.)