CARACTÈRES DE LA SCULPTURE SASSANIDE
à des perruques volumineuses et au l^osti (ceinture rituelle, Yaçna, IX, 81 ). Les bouts gauffrés et flottants de cette pièce essentielle du vêtement et aussi le vol, simplification du férouer ou génie ailé, le croissant lunaire {mâhrou = figure de lune) et le disque solaire qui, sous les derniers monarques, surmontent la coiffure royale, sont également caractéristiques du costume sassanide (fig. 44,48, 51,52,64).
Aucune de ces sculptures ne présente de réminiscences des thèmes persépolitains. Elles ressemblent plutôt aux bas-reliefs romains. Jusqu'au génie d'inspiration égyptienne, protecteur de la royauté achéménide, qui est remplacé par des victoires ou des amours ailés copiés sur des modèles gréco-romains. En vérité, la Perse sassanide ne se souvient de son passé que dans le cas où le culte perpétue la tradition de la faune monstrueuse et, même dans ce cas, le style et le rendu diffèrent profondément du style et du rendu achéménide. Le sculpteur ornemaniste a une prédilection accusée pour les combinaisons géométriques de polygones ou de cercles (fig. 38, 48, 49), les rinceaux, les fleurs, la vigne, le homa sacre (fig. 1, 53, 55, 58), le
pyrée (fig. 50, 51), le ^05//, le ^'^^ 49- - Tissus. - Combinaisons
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Cl n z' A\ \ -I ^ BAS-RELIEFS DU FaG-E BOSTAN.
51, 52, 64), les monstres ailés, (Dessin de Vauteuv.)
ESPAGNE
FiG. 5o. — Monnaie de Chapour ler.
(Bibliothèque Nationale. J (Cliché Hacliette.)
souvent affrontés (fig. 54, 57 a 59, 63, 64, 212, 213), la coquille striée (fig. 24, 33, 35), les bandeaux et les archivoltes en dent de scie (fig. 1 , 18, 20, 24, 26, 28).
D'habitude il est discret, — sauf pourtant à Mchatta (fig. 46, 47) et, semble-t-il, à Touba (fig. 38), — et toujours il égratigne la pierre ou le plâtre et semble prendre la broderie pour modèle.
Maçoudi (Livre de l divertissement et de la T^evision) parle des œuvres admirables — des fresques sans doute — qui ornaient les somptueux palais des Sassanides et dit avoir vu en l'an 303 de Thégire (915 de J.-C), un très beau manuscrit qui contenait vingtsept portraits de monarques sassanides (25 princes et 2 princesses), exécutés 190 ans plus tôt d'après des originaux peints à la mort du modèle. Ces renseignements rapprochés de ceux fournis par la comparaison des tissus sassanides (fig. 59 à 64) avec les ivoires (fig. 201, 202, 203) et les étoffes (fig. 212, 213) de l'époque des Omeiyades ou des premiers Abbassides montrent que la peinture et la miniature orientales se relient elles aussi d'une manière intime aux arts perses des premiers siècles de notre ère. L'auteur inconnu de la chronique " Mojdmal el tewarikh (vers 1140 de J.-C.) cite également un ouvrage nommé Portraits des Monarques sassanides, où étaient représentés tous les princes de la dynastie. Les intailles sur pierre dure sont très nombreuses. Les unes servaient de sceaux, les autres entraient dans la composition de pièces d'orfèvrerie telle que la célèbre coupe de Khosroès (fig. 48). Serties dans une monture d'or, les intailles décrivent trois zones concentriques de disques fleuris, rouge et blanc ,, t a/t l- <
- ' ° I'k;. 5i. — Monnaie DE KiiosROKS.
alternés, entre lesquels lliibliulhùqne Nationale.) iCUchc Hachette.)