TISSUS SASSANIDES A FIGURES
exhumait des sépultures coptes. Les uns
comme les autres sont d'un goût raffiné. Il semble que la gamme fut d'abord très simple — le vert rompu, l'ocre jaune, le gris (fig. 62). — Plus tard, le rouge-rubis, le jaune d'or, le bleu foncé brillent à côté du vert-olive, du noir de rouille et de gris très fins (fig. 59, 61, 63, 212. 213), tout en laissant à la coloration cette harmonie, ce calme exquis et rare dont les tisserands iraniens hériteront {inf., p. 22). Quant aux thèmes ornementaux, ils étaient connus par les bas-reliefs, les médailles, les sceaux, les pièces d'orfèvrerie er les motifs de décollation antérieurs ou contemporains.
Les étoffes coptes trouvées en Egypte sont souvent réparties entre quatre genres : hellénistique, perse, byzantin et local. Les étoffes hellénistiques, — tel le triomphe de Bacchus du musée Guimet, à Pans, — sont faciles à distinguer. L'on range ensuite dans la seconde classe
celles où le décor est compris entre des lignes horizontales ; dans la troisième, celles où il est encadré dans des losanges ou dans des cercles, — surtout dans des cercles tangents, — et dans la dernière celle où il est disposé en semis. Cette classification est arbitraire et contestable. Les motifs signalés comme caractéristiques des tissus byzantins étaient usuels en Perse. Les étoffes dont sont composés les uniformes des archers susiens portent des motifs encadrés dans des losanges ou dans des cercles et, bien plus tard, ces dispositions, avec plus de variété et de fantaisie, se retrouvent sur les vêtements que reproduisent les basreliefs de Tag-e Bostân (fig. 49, 60), sur les tissus (fig. 61 à 64), sur les
éom-
Fig. 58. — Aigi'ière sassanide en or, décorée
d'Émaux cloisonnés.
(Trésor de Saint-Maurice.)
ESPAGNE
FiG. 59. — Étoffe sassanide
DE Sainte-Ursule, a Colomne.
(Kunstgewerbe muséum.)
enduits en plâtre de Chlrvân et de Dérrè-è Char, sur la coupe de Khosroès (fig. 48) — en particulier les cercles tangents — et sur les chapiteaux de Tag-è Bostân (fig. 35). A l'époque des Parthes et des Sassanides, il y eut des échanges incessants entre la Perse, l'Inde et l'Extréme-Orient. J'ai pu déterminer l'apport de la Perse et de l'Inde en Chine {Acad. devins, séan. des 15 juillet 1910 et 23 juin 1911 ; comp. fig. 57 et 64 aux fig. 56 et 63), mais j'hésite à préciser l'influence de la Chine sur l'art antique de l'Asie occidentale.
Peut-être, avec les étoffes de soie, la Perse en reçut-elle ver^ la fin du vr^ s., l'harmonie colorée qui, portée hors de son territoire, aboutit à la gamme violente où le vermillon, le bleu, le blanc et parfois le noir se mêlent à l'or substitué au jaune. Les Parthes avaient oppose aux Romains une cavalerie couverte de fer. Les Sassanides héritèrent des armes défensives de leurs prédécesseurs et enveloppèrent la figure, le cou et les épaules dans un voile de maille suspendu au timbre du casque. Les épées
représentées sur les basreliefs de Nakhe-è Redjeb et de Chapour sont droites, larges et très longues ; les poignées, volumineuses ; les gardes, formées par des quillons.
Il se pourrait que le pommeau et les quillons de l'épée dite de Charlemagne aient appartenu à une épée sassanide (fig. 65). Leur forme et, ii(,. (K). - H01U-: 1.1; KiiosKoi s mieux encore, leur déco-
(KunMgarcrbcnuiscum.) ration — ^o^ti et ferouef