ORIGINE ORIENTALE DES VOUTES ROMAINES
FiG. 6i. — Étoffe sassanide
DE SaINT-Ki NIBERT. A COLOGNE.
(K u iislirejrerbetn iiseu m .)
entrelacés {sup., p. 17) — sont caractéristiques. Quant aux lances, aux masses d'armes et aux arcs, ils ne semblent pas présenter de particularités.
Tels sont les traits saillants des arts sassanides, dont l'importance, longtemps méconnue, fut pourtant considérable. C'est en effet à l'heure où les successeurs des Sassan et des Chapour atteignaient au faîte de la civilisation, oîi ils exerçaient l'hégémonie sur l'Asie occidentale comme sur l'Egypte et où ils entraient en relation suivie avec les Indes et la Chine (fig. 57, 64), que le monde ancien, submergé sous les flots des barbares, allait reconstituer une nouvelle civilisation aux dépens de l'Orient et des vestiges restés sur le sol de l'Europe. Trompés par l'apparence, quelques auteurs ont cru trouver en Occident l'origine de la plupart des voûtes et des plans perses. L'erreur est manifeste. Rome n'éleva des édifices voûtés qu après de longs contacts avec les Parthes. Vitruve n'y fait encore aucune allusion et mentionne a peine la matière de leur ossature, la brique cuite, coactus later, qui, elle aussi, fut apportée d'Orient à une date relativement récente (Vitruve, éd. Choisy,
Les toitures voûtées sont d'un emploi si peu usuel que, dans la construction des thermes, il les remplace par un système compliqué de plafonds en tuiles suspendus aux solives de la charpente (V, /(?, 13a 20). lien résulte que les plans tels que le plan crucial y-, le
Fig. 62.
-Étoffe sassanide (camp. fig. 56 et 60).
CMui^ce Victoria and Albert.} (Kunslfrciiierbemuseum.)
FiG. 63. — Étoffe sassanide DE l'église de Sackingen.
Manteau dit de Saknt Fridolin.
(Kunstffeji'erbcDiiisciiin.)
plan tréflé ^- , les plans annulaires H , leurs variétés et leurs combinaisons, qui comportent tous des annexes groupées autour d une pièce centrale pour s opposer aux poussées de la voûte jetée sur cette pièce, ne peuvent être non plus d'invention occidentale.
En revanche, par la constitution physique et le climat, quelques régions de l'Asie occidentale se rapprochent de la Perse. Les bois de charpente y sont très rares ; d'autre part, elles possèdent des carrières d'où l'on peut extraire de belles dalles. Aussi bien empruntèrent-elles à la Perse le principe de la voûte nervée, de la coupole sur plan carré ou polygonal et des constructions
étudiées en vue de résister aux poussées des voûtes. Ainsi le Kasr
Kharàneh (p. 9, fig. 1 , 26)
ne se signale pas seulement par le fenétrage aveugle de la façade de Firouz-Abàd (fig. 1 7) et, dans l'ensemble, par la voûte nervée du Tag-è Ivan (fig. 30), les colonnes maçonnées, les chapiteaux-tailloirs, les voussures ovoïdes, les bandeaux en dents de scie de tous les palais du Fars, mais encore par les demi-coupoles sur trompes qui longent les galeries C du palais de Sarvistan et terminent la galerie C (fig. 3, 24) et par les arceaux en matériaux posés à plat et tournés sans cintre
Fig. 64. — Etendard de l'empereur
JAPONAIS Chômou (724-748).
Copie chinoise d'une étoffe sassanide.
(Comp. fig. 44, 5i, 52, 59, 63.) (Mnst'c de Tokio.)
ARCHITECTURE VOUTEE SYRIENNE
FiG. 65. — Épée dite DE Charlemagne. Pommeau orné DU férouer et du mcihrou