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EGLISES ORIENTALES

FiG. 70. — Rome. — Saint-Paul-hors-les-Murs. (Cliché Alinari.)

Les différences sont profondes entre Yéglisebasilique occidentale et la mosquée-temple primitive. Mais, à côté de ces deux types d'edifîces, il s'en créa un troisième, qu'adoptèrent les chrétiens orientaux, puis les musulmans, et dont l'importance fut considérable sur les destinées de l'architecture rehgieuie.

En Perse, en Mésopotamie, en Judée, en Syrie, en Egypte, jusque dans le Turkestan chinois (Missions Pelliot et von Lecoq ; sup. p. VII, VIII; m/., p. 38, 39), le christianisme naissant avait lutté avec succès contre les religions nationales. Dès le IV*^ s., peut-être avant, des églises ouvertes au public s'élevaient sur tous les territoires obéissant aux monarques Iraniens. Eii 357-358, saint Basile ne visltalt-11 pas les monastères de Syrie, d'Egypte et de Mésopotamie et n'en fondalt-11 pas, un peu plus tard, à Césarée de Cappadoce ? Or, dans les chrétientés de Suslane, du Fars, de Mésopotamie, de la Syrie centrale, des steppes de Lycaonle et, en général, de tous les pays d'Orient où le bols de charpente était rare et d'un emploi Inusité, il avait été Impossible de copier servilement les basiliques du type occidental. Les néophytes avaient donc été conduits à chercher parmi les constructions locales celles qui s'adaptaient le mieux aux nécessités du culte. Leur choix se porta sur des édifices voûtés,

. analogues aux châteaux du

Fars, à la triple nef et à la salle trilobée de Mchatta (fig. 4), à la triple nef et aux trois absides du Koséïr Amra (fig. 80, 81), et au prœtorium de Phaena (fig. 6, 78).

Le porche extérieur de palais semblables à ceux de Sar-

^ vistan ou de Mchatta (fig. 3, 4),

Fig. 71. — Le Caire. — Mosquées pai* exemple, servit de nard'a.mrou (A) ET de Touloun (B). thex ;les galeries latérales furent

ESPAGNE

FiG. 72. — Le Caire. — Mosquéetemple D A.MROU.

affectées au gynécée ; les hommes et les chantres se partagèrent la nef ; 1 autel fut placé au centre de la salle extrême, dont la sainteté était signalée au dehors par sa haute coupole (flg. 25). Quant à l'abside réservée à l'évêque, quant aux deux absidioles destinées à recevoir les livres liturgiques et les ornements sacerdotaux, elles occupèrent les emplacements couverts d'arceaux ou de demi-coupoles qui prolongeaient les nefs ou qui flanquaient sur trois côtés les salles centrales et dessinaient le sommet et les deux bras d'une croix.

Le triomphe de l'Islam eut pour conséquence la transformation ou l'abandon des anciennes églises. Pourtant on célèbre encore les offices dans l'une d'elles, Saint-Georges d'Ezra (fig. 7, 79), d'un type iranien achevé ; puis, le prœtorium de Phaena (fig. 6, 78), que les chrétiens avaient adapté à leur culte, dès le m'' s., les églises voûtées de la Lycaonie (province actuelle de Konieh), antérieures ou postérieures de peu d'années à la conquête islamique, ne sont pas tellement ruinés que l'on ne puisse y reconnaître comme le sceau parfois discret, parfois

flagrant de la Perse antique et le rudiment des thèmes usités plus tard en Europe. Enfin des copies ou des descriptions précieuses de ces premières églises sont parvenues jusqu'à nous.

Telles sont : les anciennes églises byzantines (fig. 82) et coptes, les chapelles souterraines de Gueu-

FiG. 73. - Damas. - Grande Mosquée. ^^^^ ft§- ®^) «^ ^^ ^O-

(Ciiciic couriciionoiu.) ghanle en Cappadoce

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