SAN JUAN DE BANOS
un retour vers l'arc en fer à cheval ouvert, continu ou brisé au sommet (hg. 338 a 343, 420, 42 1 . 424, 425) dont l'usage s'était perpétué en Afrique, et que les Almoravides apportèrent du Maroc (m/., p. 159).
Les variations qu'éprouva la voussure dans l'Espagne musulmane se reflétèrent en Castille, en Aragon et en France église de Germigny-des-Prés, Notre- Dame du Puy (fig. 21 5, 21 7).— Mais, a dater de l'an 900, au Sud des Pyrénées, et de l'an 1025, au Nord, on ne trouve plus guère, soit dans les monuments, soit dans les manuscrits (fig. 1 82, 183), que l'arc de cercle franchement outrepassé dont les
Fig. 146. — Banos. — Ermita de San
Juan. Porte extérieure.
(A droite et en haut, deux fragments
de sculpture provenant de l'ancienne
église visigothe.) (Cliché Lacoste.)
architectes des derniers Omeiyades avaient vulgarisé l'emploi. San Juan Bautista de Banos (province de Palencia) est une église célèbre parce que, sur la foi d'une inscription incrustée audessus de l'arc triomphal, les archéologues espagnols la font remonter a l'année 661 et au règne de Receswmth (fig. 146 à 151). La confusion paraît certaine. L'église à laquelle appartenait l'inscription a bien existé, mais le monument actuel n'a de commun avec elle que les substructions, les fûts de colonne et leurs chapiteaux. La preuve en est dans l'existence de l'ancien soubassement de hauteur irréguliere, — de 0 m. 10 à 1 m. 25, — qu'il est facile de distinguer, au dedans comme au dehors, à
Fig. 147. — Banos. — San Juan. Nef
ET collatéral, côté DE l'EvANGILE.
(Cliché de l'auteur.)
FiG, 148. — Banos. — San Juan.