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V .NICOLAS DE CÉRONE

Fiu. 10-

— San ]\Iiguel de Tarhasa (Voir plan. fig. i3).

(Cliché de Vj-mteur.)

Saint- Martin du Canigou (fig. 107), l'église d'Elne (fig. 165) et, en général, les églises romanes de Catalogne et de Castille (f>7/.,p.79,80,112, 113) comme les mosquées, depuis la Tunisie jusqu'à Tolède, présentent ce clocher-minaret dont la grande mosquée de Damas offre un très ancien modèle (fig. 91).

San Nicolas de Gérone est une petite chapelle désaffectée, située comme San Danial sur le Galligans, mais à l'intérieur des remparts (fig. 14, 166). Elle réalise le type parfait des chapelles sur plan tréflé {variété y^ , fig. 4). A tous égards, San Nicolas est aussi habilement construit que San Pablo del Campo de Barcelone (fig. 167, 168), restauré sur ses fondations en 1117. Aussi bien, à quelques années près, cette date lui convient-elle. Maintenant, si l'on compare San Nicolas (premier quart du Xiu s.) à San Danial (premier quart du XI' s.) et San Danial à San Miguel et au chevet de San Pedro de Tarrasa, on a déjà le sentiment qu'il existe, entre les ébauches de Tarrasa et San Damai, un écart beaucoup plus grand qu'entre San Danial et San Nicolas et, par conséquent aussi, que San Miguel et l'abside de San Pedro sont très antérieurs au Xi« s.

L'existence à San Miguel d'une piscine baptismale, puis le fait qu'à San Miguel comme à San Juan de Baiïos les architectes ont assemblé d'une manière barbare les fûts de colonnes,

les bases et les chapiteaux empruntés }l'''- '^^ ~ ^^f* ^'^''''''• I . yc . . 1 |. . , (Coupe trans. d une demi-

a des édifices VlSlgoths détruits par les travée AB. Coupe long. etdemi-plan

musulmans confirment dans une certaine auchcvci et de la première travée.)

FiG. 164. — GÉRONE. — San Pedro

DE Gallicans. Abside et clocher.

(Cliché de l'auteur.)

ESPAGNE

mesure cette attribution chronologique. L'on sait aussi que l'emploi systématique des absides en courbes outrepassées caractéristiques des trois églises de Tarrasa ne se rencontre que dans les églises protomudéjares, entre les années 850 et 1000 {sup., p, 71, 74). Enfin des documents d'archivé très précis attestent l'existence de la basilique visigothe d'Egara durant les vp et VU" s., son remplacement par des églises nouvelles qui servaient au culte vers l'an 950 et la consécration en 1 1 1 2 de Santa Maria restaurée.

De ces renseignements concordants, bien que empruntés à trois sources diverses, il résulte que la reconstruction des églises de Tarrasa, forcément postérieure à l'expédition que Louis le Débonnaire dirigea contre les musulmans de Catalogne au début du IX" s., doit être placée vers la fin de ce même siècle. Il est à présumer qu elle

fut commencée par Vilfredo el Belloso (864-898), dès qu'il eût

«BÊÊÊL terminé l'œuvre de délivrance en-

|KI|||I treprise par le roi de France et

qu'il eût érigé le territoire de Barcelone en comté indépendant.

San Pablo del Campo de Barcelone (fig. 167, 168), auquel une allusion vient d'être faite, aurait été bâti en 914, si l'on s'en référait à une inscription placée près du cloître. En vérité, l'église située hors des murs fut sans doute détruite durant un retour offensif des musulmans et restaurée sur ses fondations en 1117. La façade est couronnée d'une sorte de fronton d'inspiration romaine et surmonté

iMG.

IÔ5. — Klnk (Pyké.:()rif..nt.) (^i.ociieh-Minaret.

(CAiché Labouclie frères.)

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