EGLISES DE LA H AUT E-C AT ALOCN E
FiG. lôo. — Gkkonk. — San Nicolas.
Abside et coupole.
(Cliché de l'a u Icii r.)
lui-même d une tourelle crénelée et d'une breteche couverte destinée à défendre la porte. L appareil militane comprend encore un clocher octogonal construit audessus du dôme et des meurtrières qui s'ouvrent dans les absides.
Les rampants du fronton et une sorte de corniche brisée sont soutenus par un cours de mâchicoulis aveugles. Le cloître est contemporain de la nouvelle église (fig.
1 68). Au lieu d'être en plein cintre et appareilles en claveau, les arcs sont polylobes — trois et cinq lobes — et montes par assises horizontales. L'origine orientale de cette forme et de ce mode de construction a été indiquée (p. 8, 39, 40).
Outre les édifices dont il vient d'être fait état, on trouve en Catalogne, sur le versant sud des Pyrénées orientales, de pauvres églises de villages, telles que celles de Pedret, de Sant Feliu de
Boada, de Sant Feliu de Guixols, qui paraissent remonter à la fin du XI s. Plusieurs, du type de Santullano {sup., p. 57), se signalent par le plan des absides et les voussures en arc de cercle outrepassé. En cela, elles se rapprochent aussi de San Miguel de Escalada (sup., p. 70).
D'autres, également établies sur le plan de Santullano, sont représentées par Sant Climenl et Santa Maria de Tahull consacrés par l'évéque Ramondus les 1 0 et 1 1 décembre de l'année 11 23 de l'Incarnation
du Seigneur ". Leur intérêt réside
dans les admirables peintures qui les
Fig. iOt. — Barcelone. — Pouri; j- . rr o/r a - oz:o\
i.E Sa.n Pai'.lo. décorent (hg. Z04 a Zoo) et, aussi,
(ciichcdc lait leur.) dans Ic chapiteau-tailloir dcs colon-
FiG. 168.
■Barcelone. — Cloître de SanPablo.
(Cliché Lévy.)
nés intérieures, dans le clocher-minaret de style oriental très caractérisé et dans les charpentes traditionnelles des nefs, composées de fermes rapprochées où le poinçon repose sur l'entrait. C'est une forme très ancienne introduite en Espagne par les charpentiers musulmans (m/., p. 163) à laquelle les Romains avaient renoncé dès l'époque de Vitruve. L'emploi général de pareils motifs de construction témoigne de la profonde pénétration et de la longue durée des influences orientales. Bien qu'appartenant à la période romane, quelques autres églises catalanes se relient d'une manière trop directe aux groupes proto-mudéjars pour les en détacher. De ce nombre est la colegiata de San Juan de las Abadesas (Catalogne), fondée par Vilfredo el Belloso, vers l'époque où il restaurait les églises de Tarrasa, et consacrée en 1 150 (lig. 169 à 171). Elle pourrait passer pour le prototype des églises occidentales à déambulatoire et à chapelle absidiale, s'il n'était manifeste que l'on n'avait pas songé d'abord à réaliser cette disposition. Autrement, Ton eût ménagé des passages moins étroits autour des piliers du chœur. Assurément, l'auteur du projet prit pour modèle une construction analogue à San Pedro de Tarrasa. Mais, lorsque les murs furent montés et qu'il s'agît de couvrir le cancel, l'architecte qui dirigeait les travaux n'osa pas tourner une demi-coupole d'une portée inusitée (16m. 50 contre 4 m. 50 à Tarrasa)
FiG. lOy. — San Juan de las Abauesas.
L'ÉGLISE Eï UNE TOUR DE l'ENCEINTE.
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