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SAN JUAN DE LAS ADADESAS

et lui substitua des berceaux qu'il fit reposer sur quatre piles construites dans le prolongement de la nef, quitte à étrangler le déambulatoire amsi créé et à masquer l'entrée des absidioles.

En l'état actuel, le sanctuaire est compris entre ces quatre piles et deux pilastres réunis latéralement par des arceaux, sur le tympan desquels reposent un berceau plein cintre et les segments de berceau du déambulatoire. La nef prolongée jusqu'au chevet domine d'autant le cancel

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CLOlTRE 1

Fi(i. 170. — bAN Juan de las Abadesas.

(Chevet oe l'église. Amorce et tour

de lenceinte fortifiée.

Levé et dessin de l'auteur.}

que

celui-ci est au-dessus des branches du transept.

Enfin deux énormes massifs de maçonnerie interposés entre le transept et le chevet rendent inébranlable cette partie de la construction.

Comme la majorité des monastères élevés dans les régions où les religieux redoutaient des attaques de vive force, la colegiata était engagée dans une enceinte fortifiée. L'on voit encore les amorces de la courtine qui prolongeait le mur extérieur du transept — côté de l'Epître — et l'une des tours qui la flanquaient (fig. 1 69, I 70) tandis que le chevet remphssait à gauche la même fonction.

San Pedro de Gérone (fig. 164) présente quelques analogies avec la colegiata de San Juan. L'église située sur le Galllgans existait au X siècle. Quand Ramon Berenger IV, comte de Barcelone (1113- 1131), fit construire la partie de l'enceinte de Gérone qui, du sommet couronné par la cathédrale, descend dans la vallée du Galllgans, les ingénieurs dirigèrent le rempart vers San Pedro et,

Fig. 171.

— San Jlan de las Abadesas.

Intérieur du transept.

( Cliché de l'auteur.)

ESPAGNE

FiG. 172. — Gérone. — Cloître de San Pedro.

l'appuyèrent à l'abside, qu'ils transformèrent en tour défensive. Peu de temps après, l'église fut donnée par le comte au couvent bénédictin de Sainte-Marie de la Crassa, compris dans le diocèse de Carcassonne.

L'abbé, qui était le propre frère de l'évêque, démolit une partie des constructions anciennes, les remplaça par une large nef flanquée de bas-côtés couverts en demi-berceaux, refit le transept du côté de l'Evangile et restaura les parties conservées. Un petit (fig. 1 72) cloître remontant à une époque voisine de la restauration est joint à l'église. Un cours de mâchicoulis le couronne. Cette décoration empruntée à l'architecture militaire de l'Orient restera classique durant la période romane.

Santa Maria de Ripoll, située au Sud de San Juan de las Abadesas, remonte pour ses parties les plus anciennes aux X« et XI« s.

L'édifice actuel a été construit à la fin du XIX*^ s. par Elias Rogent, l'architecte de l'Université de Barcelone.

Les seuls témoins de la richesse de l'ancienne abbaye sont le porche (fig.

1 73, 244) et le cloître à deux étages (fig. 1 74 à 1 76). Ce dernier est de style roman. Il se pourrait néanmoins qu'il n'ait été terminé qu'au XllI' s.

Le beau cloître de l'église d'EIne (Pyrénées-Orientales) serait dans le même cas (fig. 1 77). Ces survivances sont fréquentes en Espagne.

La Catalogne tant française qu'espagnole possède trois autres grands édifices religieux, Saint- Martin du Canigou (fig. 107, 178), l'église d'Arles-sur-Tech et San Pedro el Viejo

Img. 173. — Ripoll.

Porche

de L EGLISE.

(Cliché de l'an leur.)

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