ARTS MUSULMANS
Fio. i83. — " Ubi Babilon. id est iste viundus ardet. " Beatus. (Bitl. Nat. de Madrid.) ((Uiché Lacoste.)
intéressant par l'inscription coufique
du couvercle. Si l'on s'en réfère au
style général, aux allusions faites
dans cette inscription et au protocole
du monarque, elle doit remonter au
règne d'Alonso VU 1073- 1108).
Le coffre des Saintes Reliques
\crca Je las Santas Reliquias) est
composé d'éléments hétérogènes. Il
semble que les apôtres gravés sur
le couvercle portent des vêtements
décrits par saint Isidore et que l'inscription latme soit également du VK
ou du Vlh' s. En revanche, le Sauveur, les anges qui l'accompagnent,
1 inscription coufique qui les encadre
ainsi que la monture du rehquaire
furent exécutés sous le règne d'Alonso VI, en même temps que le
reliquaire de sainte Eulalie.
Arts musulmans. — Les plus anciens fragments d'architecture
musulmane espagnole proviennent de Mérida (fîg. 192 à 194). Comme la ville visigothe fut saccagée par Mousa en 7 1 3 et que la ville arabe fut détruite et pillée par les chrétiens en 835, ces fragments remontent au milieu du Vlll' s. L'emploi du naskhi dans les inscriptions confirme cette date. Parmi les vestiges recueillis, figurent des antes ornés de leurs chapiteaux et dont la face est couverte de sculptures décoratives, des ajimeces avec leurs claires-voies de pierre, des coquilles cannelées, des chapiteaux de pilastre pareils à ceux du Tag-è Bostan et aux décors de l'aiguière de Saint- Maurice (fig. 58) et des enlacements d'ogives persanes dont le tracé apparaît pour la première fois à el Okhaïdher.
Fir,. 184. — AuAM Eï LvE. /^ 1 f 'Il
Beatls. (Hibi. \at. de Paris.) ^^^^^ ^^s fragments reunis dans le musée, (ciiriic ii.ichette.} il en est deux très beaux provenant d un
>^ti\i: v^Aù hi\i I ->T
ESPAGNE -
FiG. i85. — " Allah seul est Dieu...
Beatus. (Bibl. Nat. de Paris.) (Cliché Hacliette.)
monument ruiné et réemployés comme matériaux à la réparation de l'escalier souterram qui conduit à une source profonde (fig. 193, 194). Quelques motifs d'un caractère occidental furent empruntés aux monuments visigoths ou à l'architecture hellénistique ; les autres se rattachent aux arts de l'Orient préislamique.
La mosquée de Cordoue, d'un demi-siècle plus moderne que les édifices de Mérida, fut commencée par Abd er Rahman en 785 (fig. 68, 94, 195). Mais trois ans après, à la mort du monarque, les travaux furent suspendus. Repris en 793 par
Hichàm I", fils et successeur d'Abd er Rahman, ils furent terminés
en 766. En cet état, la mosquée
comprenait la nef du mihrab et
dix nefs collatérales de moindre
largeur, divisées en douze travées
par des files de colonnes.
Abd er Rahman II (833-848
de J.-C.) ajouta vers le Sud sept
nouvelles travées aux onze nefs
existantes et fit un second mihrab
et une mal^soura voûtée en coupole
qui existe encore.
Un siècle plus tard, Hakem II
el Mostansir Billàh (987-990 de
J.-C), ayant trouvé la mosquée
Insuffisante, augmenta de nouveau
sa profondeur de quatorze travées
et construisit la mak.soura et le
mihrab actuels (961-967). Enfin,
sous Hichàm II, son célèbre hâ-
(ijib (général en chef, vizir), el
Fi<;. i80. — " Dnminus in nubibus cl
vident cuni ininiici cjus et qui cuni
pupu^crunt. " Hkatts.
(IHhl. \at. de naiix.)
((liciic ILicIr.lIc )