MOSQUEE DE CORDOUE
Fio. 187. — EvANciii.!; UI-; Saint Luc.
BtAiis. (Bibl. \\it. de pLiris.)
(Cliché Hachelte.)
Mansoûr, élargit la mosquée vers l'Est et fit régner huit nouvelles nefs sur toute la hauteur de l'édifice (987).
Des arcades doubles en hauteur soutiennent un plafond horizontal aux solives et aux entrevous peints et dorés. A partir du joint de rupture, leurs voussoirs sont alternativement roses et blancs. Les colonnes en porphyre, en jaspe et en marbre précieux proviennent de monuments romains et visigoths. Jusqu'à Nîmes, jusqu'à Narbonne, jusqu'à Carthage, dont les édifices furent mis à contribution.
Les parties les plus somptueuses de la mosquée sont la ma/^soura clôturée et le mihrah saillant qui lui fait suite. Ornés de marbres précieux, décorés de mosaïques byzantines, entourés d'un réseau d'arcades polylobées qui s'entre-croisent et se superposent, ils réalisent une disposition canonique des églises orientales (sap., p. 30 a 33, 35, 36; fig. 83). La travée centrale de la maksoura est couverte d une coupole sur trompes, analogue a celle de l'église arménienne d'Akhpat (fig. 89). Ses nervures, qui dessinent une étoile sphérique a huit pointes et reportent la poussée sur les angles de la pièce, comprennent, entre les pointes, huit baies dans lesquelles sont encastrées des dalles ajourées. De son côté, le mihrab, dont le plan en courbe outrepassée a les mêmes attaches