I-ui. 188. — " (Juartus angélus cffudil
Jialam suam super solvm " . Hkai us.
(l'.ibl Wil de fit ris) (Cliché ILieliclle.)
ESPAGNE
FiG. i8q. — CuuiCE ViGII-ANUS.
(liibliolhùqnc de l'Kscorial.)
orientales que celui des absides prolo-mudéjares {sup., p. 71, 74), est couvert d'une coquille cannelée de style sassanide, sculptée dans une dalle de marbre {sup., p. 40). Les contreforts extérieurs et les modillons à copeaux sont encore à signaler.
La splendeur de la mosquée de Cordoue et des palais élevés par les Omeiyades, soit dans leur capitale, soit à Medinet ez Zahrâ, en fit des modèles qui furent copiés jusqu'au jour où leur renom le céda à celui des palais andalous.
L'Aljafena de Saragosse (fig. 196, 197, 198) fut construit dans les dernières années de l'occupation musulmane (entre 1 039 et 1081). La fantaisie s'y donne encore plus libre carrière que dans la maJ^soura de la mosquée de Cordoue. Les arcs polylobés s'enlacent, se nouent et se déroulent avec la souplesse d'un ruban ; des ornements délicats fleurissent les membres saillants de l'architecture.
Tolède, la capitale des Visigoths, fut également favorisée par les chefs musulmans. De la période où la ville reconnaissait l'autorité des émirs de Cordoue, il reste encore divers fragments d'architecture et deux anciennes mosquées : le Santo Cristo de la Luz et las Tornerias.
Le Santo Cristo de la Luz {variété ^(î^) se compose en plan d'un carré traversé par une croix (fig. 199). A l'intersection de la nef et du transept, s'élève une coupole nervée du style de Cordoue. Les colonnes, grossier assemblage de fûts et de chapi- FiG. lyo. - Ckoix i,k ..a Vicioikh. ^^^^^ disparates, rappellent celles
(Calhùdrale d'Oviedo.) i c il i f - 1
(Ciiciic i.acusic.) de bantuUano. Les tenetres poly-
IlOIRES \ÎUSULMANS —
FiG. iQi. — Croix des Anges.
(Cathédrale d'Oviedo.) (Cliché Lacoste )
lobées, montées en tas de charge, ressemblent aux meurtrières de Santa Cristina de Lena (fig. 138) et sont identiques aux baies des mosquées de Sàmarrà (fig. 99).
Malgré les multiples modifications apportées au Santo Crlsto (la dernière restauration fut effectuée vers 1830), le caractère des parties anciennes montre que la mosquée aurait été construite au milieu du X« s.
Un édifice de Palma (île de Majorque), la casa Font y Roig (fig. 8, 200) désigné sous le nom de Bains Maures et non moins précieux que le Santo Crlsto, appartient lui aussi à l'époque du khalifat. Les voûtes — coupole sur trompes, berceaux, voûtes d'arêtes — reposent par l'Intermédiaire d'arcs outrepassés sur douze colonnes disposées elles-mêmes suivant les angles et les côtés d un carre central. On reconnaît, dans cet ensemble, une nouvelle variété du thème ^-.^ du palais de Sarvistan (fig. 3, salle B).
Arts mineurs. — Entre autres artistes mésopotamiens et persans appelés en Espagne par les khalifes de Cordoue, il vint des sculpteurs sur ivoire d'une incomparable habileté. Leurs plus anciennes œuvres portent le nom d'Abd er Rahman 111(912-951 de J.- C). Ce sont deux coffrets à bijoux exécutés pour une fille du monarque (Musée de Burgos) et pour Saïdet Allah, l'une de ses femmes (fig. 203).
La belle décoration flo-
11 1 • , Fl(j. 102. — Au SECOND PLAN, SCULPTURES
raie de ce dernier e, musulmanes.
en particulier, les pal- IMjisc'C de Mi-rida J (CUchc de Vautcur.)
ESPAGNE
FiG. iq3. — Pilier décoré.
Puits de Mérida.
(Cliché de l'auteur.)
mettes aux tiges entrelacées semblables à des ailes affrontées du férouer, sont de style sassanide {sup., p. 17).
L'art au temps de! Hakem II el Mostanslr Billàh (961, 976 de J.-C), dont le règne répond à la construction du mihrab de Cordoue, est représenté par un grand nombre de pièces. Le grand coffret de la cathédrale de Pampelune passe, à juste raison, pour la plus précieuse (fig. 201). Des médaillons polylobés (comp. fig. 38) sont occupés par des scènes d'intérieur, de chasse ou de bataille où persiste, bien qu'atténuée, l'influence des arts sassanides. Au bas du couvercle, une belle inscription coufique apprend que le coffret fut exécuté pour Abd el Melik ben el Mansoûr en 395 (1005 de J.-C). La cathédrale de Braga (Portugal) possède un second coffret d'ivoire au nom de ce même personnage.
Après les ivoires du règne d'Hicham II, viennent par ordre de date deux cassettes commandées à un artiste de Cuenca, Abd er Rahman ben Zayan, qui jouit d'une longue célébrité. La plus ancienne (1026 de J.-C.) est au musée de Burgos ; la seconde (1050 de J.-C), en ivoire découpe sur fond de cuir doré (fig. 202), rivalise de grandeur avec le coffret de Pampelune. L'olifant dit de Gaston de Béarn (fig. 204) et une cassette (fig. 207) remontant à l'époque de la décadence de la principauté de Tarifa (fin du xT s.) sont encore à citer ; cette dernière en raison du bel emploi de l'ivoire dans la marqueterie.
Indépendamment des pièces destinées aux princes musulmans, les sculpteurs sur ivoire firent pour les chrétiens des châsses et des croix processionnelles. De ce nombre, sont la châsse de San Millan (fig. 205, 206) offerte
I''l(i. IU4. — I.IN'IEAI'
DÉCORÉ. Pi'irs