DU PALAIS DE MCHATTA
{vari. a'7'. Voir fig. 40, 47).
Au nombre des monuments dont les
^\ Arabes dotèrent l'Espagne, se trouve la
^^^^^p ^^^^^ mosquée. Elle y parvint sous les formes
^^ ^Lr^j^i ^m qu'elle avait revêtues dans les contrées
^^ ^B^ soumises aux monarques oméiyades et
dont la plupart étaient elles-mêmes des adaptations fidèles des églises orientales (m/., p. 29). Quant aux modèles des églises que les musulmans avaient copiés, ils avaient été choisis parmi les constructions usuelles du pays : en Perse, les palais ou les châteaux pareils à ceux de la Susiane et du Fars (m/., p. 33) ; en Syrie, des monuments analogues au prœtorium de Phaena (inf., p. 26). Ces églises présentaient les divisions liturgiques et, partant, essentielles de la basilique occidentale ; mais elles en différaient en ce sens qu'elles offraient le savant organisme voûté que la pénurie des bois de charpente avait contraint les habitants d'adopter. Bientôt (ch. II), l'on verra combien les palais perses et les monuments syriens furent faciles à transformer en sanctuaires chrétiens et combien les musulmans les modifièrent peu soit pour y célébrer leur culte, soit même pour l'y installer.
Certes, des contacts se produisirent entre les thèmes iraniens et les thèmes byzantins créés dans des conditions semblables, et il en résulta des emprunts réciproques, surtout à la construction perse et à la peinture iconographique du Bas-Empire. Toutefois, pour des raisons multiples qui seront développées, les mosquées dont le modèle fut importé en Espagne par les princes oméiyades et les gouverneurs persans durant les premiers siècles de l'occupation furent des édifices de type iranien(m/., p. 35, 36, 89, 90). C'est de la sorte que les palais voûtés de l'époque des Sassanides,
transformes en églises et d'églises en 1^0.5. - Partie centrale mosquées, furent reproduits dans l'Es- du palais d iiatra (mri. ;i.).
ESPAGNE
FiG. 6. — Pr.etorium DE Phjena (Act. Mousmieh
(vari. a?S. Voir fig. 78).
(M. de Vogiié, Syrie cenlrale.)
pagne musulmane sous toutes les formes et dotées de caractères architectoniques qui empêchent de les confondre avec les édifices appartenant à d'autres familles orientales et, notamment, à la famille byzantine. A l'époque de l'invasion, les Espagnols possédaient des monuments religieux construits sur le modèle de la basilique occidentale avec des accents dont les relations maritimes de l'Espagne et du Bas-Empire avaient facilité l'introduction. Ces sanctuaires furent à peu près tous détruits ou désaffectés. D'autre part, quand le mouvement
de reconquête se dessina, il eut son origine dans le Nord des Asturies et fut provoqué par des montagnards incultes. Aussi bien, les défenseurs de l'indépendance nationale furent-ils enclins à marier les traditions architectoniques héritées des Visigoths et de Rome avec des formules constructives apportées de Perse par les musulmans. Ils subissaient, à leur tour, les effets presque mécaniques de la pénétration, dans les milieux encore barbares, des civilisations venues à leur contact, et
j'ai déjà dit combien la
FiG. 7. — Saint-Georues
1) E/RA {vari. oi;i'S.
Voir fig. 79).
(M. de Vogué, Syrie centrale.)
Fig. 8. — Pal.ma. — C^asa Fon 1 V RoiG (vari. 'j'y Voir lig. 2cx)).
pénétration de l'Islam fut profonde et générale dans l'Espagne chrétienne. De cette union féconde, naquit l'architecture religieuse des Asturies à l'Ouest, de la Vieille-Castille au Centre et de la Catalogne a l'Est (m/., p. 56, 67, 73 à 76). L'architecture qui se développa dans les Asturies et une' partie de la Vieille- Castille se confina au sud des Pyrénées et se fondit, plus tard, dans l'architecture
KiG. 0. — Kask El- Menar
ixie s., Pro. de Constanlinc) .
(Coupole du genre «, déambulatoire
du genre ^.)
(Général de Heylié. Kalaa des liciii- IlaDDiiiid.)